
Mercredi, 4 février 2026-Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire sur la spoliation présumée d’un immeuble appartenant à l’ambassade de la République de Côte d’Ivoire en République démocratique du Congo.
Dans un communiqué officiel rendu public mardi, le patron de la Justice congolaise a instruit le procureur général près la Cour de cassation de diligenter des investigations afin d’identifier les auteurs, co-auteurs et complices impliqués dans cette affaire jugée grave et sensible.
« Face à la gravité des faits, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a enjoint au Procureur Général près la Cour de cassation d’ouvrir immédiatement une enquête judiciaire à l’encontre des présumés spoliateurs et de tout complice éventuel », peut-on lire dans le communiqué.
La spoliation présumée d’un bien appartenant à une mission diplomatique étrangère soulève de sérieuses préoccupations, tant sur le plan juridique que diplomatique.
Les immeubles des représentations diplomatiques bénéficient d’un statut particulier protégé par les conventions internationales, notamment la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.
En s’impliquant personnellement dans ce dossier, le ministre d’État de la Justice entend marquer la détermination du gouvernement congolais à lutter contre les pratiques de spoliation foncière, un fléau récurrent à Kinshasa et dans plusieurs grandes villes du pays.
Tolérance zéro contre la spoliation
Cette décision s’inscrit dans la ligne de la politique de tolérance zéro prônée par les autorités congolaises face aux réseaux de spoliation, souvent accusés de bénéficier de complicités au sein de l’administration publique, de la justice ou des services fonciers.
Selon des sources judiciaires, l’enquête devra permettre de faire toute la lumière sur les circonstances de l’occupation ou de l’aliénation illégale de l’immeuble concerné, ainsi que sur les responsabilités individuelles.
À travers cette action, le ministère de la Justice envoie un signal fort : aucun individu, quelle que soit sa position, ne sera à l’abri des poursuites si son implication est établie. Le dossier est désormais entre les mains du parquet général près la Cour de cassation, qui devra agir avec célérité et impartialité.
L’ambassade de Côte d’Ivoire, pour sa part, n’a pas encore officiellement réagi, mais cette initiative judiciaire pourrait contribuer à apaiser les tensions et à préserver les bonnes relations diplomatiques entre Kinshasa et Abidjan.
ITK



