Lundi, 19 octobre 2026-L’entreprise minière Tenke Fungurume Mining (TFM) affirme que l’exercice d’évacuation organisé fin septembre au profit des communautés situées en aval de ses installations de stockage de résidus miniers relevait d’une démarche préventive. Elle rejette les informations faisant état d’un risque imminent de rupture des ouvrages ou de fuite de substances toxiques.
Tenke Fungurume Mining (TFM) est sortie de son silence face aux informations relayées par certaines organisations non gouvernementales concernant la sécurité de ses installations de stockage de résidus miniers. Dans une clarification, l’entreprise explique que l’exercice d’évacuation organisé à la fin du mois de septembre avait été planifié de longue date et ne répondait pas à une situation d’urgence réelle.
Selon TFM, les affirmations évoquant une possible rupture imminente des installations, notamment à l’approche de la saison des pluies, ainsi qu’une éventuelle fuite de substances toxiques nécessitant le déplacement des populations, ne correspondent pas à la réalité de l’exercice organisé.
Une opération préparée en amont avec les communautés
L’entreprise indique que cette initiative s’inscrit dans son programme de gestion de la sécurité des installations de stockage de résidus miniers et vise à renforcer la préparation des populations riveraines face à d’éventuelles situations d’urgence.
D’après les explications de TFM, les préparatifs ont commencé dès la mi-août. Des réunions communautaires, des séances d’information sur le terrain et des activités de sensibilisation auraient permis de présenter les objectifs de l’exercice ainsi que les comportements à adopter en cas d’urgence simulée.
Des visites des installations auraient également été organisées au profit des représentants des communautés, des leaders d’opinion et des membres de la société civile. Les points de rassemblement à utiliser en cas d’évacuation éventuelle auraient été définis en concertation avec les populations concernées.
TFM précise par ailleurs que les autorités compétentes, les chefs traditionnels, les responsables religieux, les organisations non gouvernementales, la Croix-Rouge et les médias locaux ont été informés ou consultés avant la tenue de l’opération.
La conformité aux standards internationaux mise en avant
Pour justifier sa démarche, TFM met en avant son alignement sur les bonnes pratiques internationales en matière de gestion des résidus miniers, notamment la Norme mondiale de l’industrie sur la gestion des résidus miniers (GISTM).
L’entreprise affirme accorder une attention particulière à la prévention des risques, à la préparation aux situations d’urgence et à la protection des communautés susceptibles d’être affectées par un incident impliquant ses installations.
Elle souligne également que des exercices de préparation aux urgences sont organisés chaque année avec les communautés riveraines sur les différents sites miniers exploités par son groupe, CMOC.
Pour TFM, la tenue de tels exercices ne constitue donc pas, en elle-même, une indication de défaillance des installations ni la preuve d’un risque imminent de rupture d’un barrage à résidus miniers.
TFM dénonce une interprétation qu’elle juge erronée
L’entreprise reproche à certaines ONG d’avoir présenté cet exercice préventif comme le signe d’un danger immédiat pour les populations environnantes. Elle estime qu’une telle interprétation risque d’alimenter des inquiétudes injustifiées et de décourager la participation des communautés aux futurs exercices de sécurité.
TFM appelle ainsi l’ensemble des parties prenantes à privilégier une communication fondée sur des informations vérifiées, particulièrement lorsqu’il est question de la sécurité des installations minières et de la protection des populations.
L’entreprise affirme vouloir poursuivre ses efforts pour consolider la confiance avec les communautés locales, améliorer la gestion de ses installations et renforcer les mécanismes de préparation aux situations d’urgence, en collaboration avec les autorités compétentes.
Au-delà de cette clarification, la question de la sécurité des installations de stockage de résidus miniers demeure un enjeu important pour les communautés vivant en aval. La transparence sur l’état des ouvrages, la diffusion d’informations accessibles et la participation effective des populations aux dispositifs d’alerte et d’évacuation restent essentielles pour prévenir les risques et renforcer la confiance entre les différents acteurs.
ITK


