
Vendredi, le 9 mai 2025 — La résidence du député national Nicolas Kazadi, élu de la circonscription de Miabi, est encerclée en ce moment par un groupe d’individus non autrement identifiés. Selon des sources proches de l’élu, ces personnes auraient tenté de l’appréhender sans mandat ni procédure légale, en violation flagrante des droits et garanties reconnus à tout citoyen congolais, en particulier aux parlementaires.
Cette tentative survient moins de 24 heures après un incident similaire à Mbuji-Mayi, où Nicolas Kazadi aurait été victime d’une tentative d’enlèvement finalement avortée grâce à la vigilance de ses proches et de certains habitants.
Ces événements, qui s’enchaînent, font craindre une campagne de harcèlement ciblée contre l’ancien ministre des Finances, aujourd’hui très critique à l’égard de certains agissements au sein de l’appareil étatique.
Des observateurs y voient une riposte des services de sécurité à sa dernière sortie médiatique, au cours de laquelle il aurait tenu des propos jugés dérangeants dans les cercles du pouvoir.
Les soupçons d’implication de certains services de renseignement alimentent les inquiétudes sur l’état de droit et le respect des libertés fondamentales en République Démocratique du Congo.
« Des gens se croyant tout permis marchent sur les lois de la République », a confié un proche du député. « Ils salissent l’image du Chef de l’État et de son régime déjà entaché de plusieurs scandales », a-t-il ajouté.
Aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée du côté des autorités. L’opinion publique, quant à elle, suit avec attention l’évolution de cette affaire, qui risque d’alimenter davantage les tensions politiques dans un climat déjà marqué par des crispations postélectorales.
ITK



