
Vendredi, 2 mai 2025-Des jeunes filles violées dont une femme enceinte, plusieurs maisons d’habitation mises à sac, des biens de valeurs emportés. Tel est le bilan macabre des actes à la fois ignobles et odieux commis par des inciviques et autres criminels de grand chemin, dans la nuit de mercredi 30 avril à jeudi 1er mai 2025 vers 2 heures du matin à Boma, ville située à 120 kms à l’Ouest de Matadi, capitale de la province du Kongo Central.
Ce énième cambriolage intervenu quelques heures seulement après la grande réunion du conseil provincial de sécurité élargie respectivement aux élus provinciaux de Boma, aux représentants locaux de la société civile, à la notabilité, aux leaders d’opinion ainsi qu’aux diverses couches sociales de la population, tenue dans la salle Jean Paul II de l’Evêché par le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, est en effet l’une des preuves palpables, qui prouve à suffisance que l’insécurité est encore loin d’être totalement vaincue à Boma, en particulier, et sur l’ensemble de la province du Kongo Central, en général.
Car, il est vraiment inconcevable de voir, qu’en dépit de toutes les mesures sécuritaires prises au terme de cette réunion, d’une part, et de la promesse faite publiquement par le Chef de l’exécutif provincial d’être lui-même présent sur terrain pour accompagner les éléments des Forces armées congolaises et de la police en patrouille, d’autre part, se reproduire les même actes tant décriés cette même nuit.
Pour moult observateurs, c’est une première grave erreur politique commise par Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo depuis qu’il préside aux destinées de cette province. Une patrouille que ces inciviques ont tout simplement mis à profit pour défier l’Etat congolais et ce, à travers les décideurs de cette province à qui ces malfrats n’ont fait que voir du feu.
Que nous sachions, certaines stratégies sécuritaires arrêtées au cours d’une réunion essentiellement consacrée à la sécurité d’une entité, ne sont pas toutes à divulguer. Elles méritent plutôt d’être gardées secrètement mais en vain !
Ce qui revient d’emblée à dire que les leaders d’opinion de la ville de Boma n’ont pas du tout raison lorsqu’ils sollicitent auprès de nº 1 de la province, la démission des autorités urbaines pour incompétence face à la montée de l’insécurité dans cette ville, du moment où le gouverneur, lui-même en pleine patrouille cette même nuit là, n’a pas pu malheureusement appréhender ces hors-la-loi qui ont du reste opéré en toute quiétude pendant près deux heures durant sur l’avenue du Château établie au quartier Guzzi dans la commune de Kabondo, sans la moindre intervention des forces de l’ordre qui sont passées outre.
Raison pour laquelle une certaine opinion pense qu’au vu de tout ce qui a été vécu à Boma dans la nuit du mercredi 30 avril à jeudi 1er mai 2025, à l’issue de laquelle l’autorité provinciale a été personnellement mise à l’épreuve, ces leaders d’opinion n’ont qu’à surseoir leur démarche longtemps entamée de faire virer le maire Senghor Mbutuyibi Kuakula et son adjointe Me Claudelle Phemba Kiadi.
Au contraire, ils devraient encore leur donner de la chance de demeurer à la tête de Boma et, éventuellement, les juger par les actes futurs qu’ils auront à mener, tant et si vrai que tous les moyens nécessaires devant leur permettre de rectifier le tir et de contrer cette insécurité, ont été mis à leur disposition par le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo.
Il sied de signaler que peu avant de regagner Matadi, l’autorité provinviale, en bon père de famille, a rendu visite aux familles des maisons victimes de la barbarie de cette bande de mécréants sans foi ni loi, ainsi qu’aux personnes victimes d’agression de ces derniers, qui sont encore internés à l’Hôpital Général de Référence de Boma.
Un geste de réconfort moral et d’une extrême générosité salué par toute la population de Boma.
Dieudonné MUAKA DIMBI



