
Samedi, le 2 août 2025 – Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a annoncé ce samedi lors d’une réunion avec le présidium de l’Union sacrée de la nation (USN), que le prochain gouvernement sera resserré à moins de 50 membres. Une première depuis plusieurs années, dans un contexte où les gouvernements pléthoriques étaient souvent critiqués pour leur inefficacité et leur coût budgétaire.
Cette décision s’inscrit dans la volonté affichée du chef de l’État de rationaliser les institutions, d’accroître la cohérence de l’action gouvernementale et de réduire le train de vie de l’État.
Judith Suminwa confirmée à la tête du gouvernement
Au cours de la réunion, Judith Suminwa Tuluka a été officiellement confirmée au poste de Première ministre, mettant fin aux rumeurs persistantes sur un éventuel remaniement à la Primature.
Le président Tshisekedi a salué sa loyauté et son sens de l’État, tout en appelant à plus d’efficacité dans l’exécution du programme gouvernemental.
Un gouvernement ouvert à l’opposition et à la société civile
Autre fait marquant : le futur gouvernement sera largement ouvert à l’opposition politique ainsi qu’à la société civile, selon les propos du président.
Une ouverture qui répond à l’exigence de pluralisme et de gouvernance participative exprimée à la suite des élections de décembre 2023, et qui pourrait également permettre d’élargir la base politique du régime dans un contexte régional et économique tendu.
Un congrès de l’Union sacrée en préparation
Dans une volonté de restructuration interne, un congrès de l’Union sacrée est en cours de préparation. Il visera notamment à réviser la charte fondatrice de la plateforme, à clarifier les mécanismes de prise de décision et à renforcer la discipline politique au sein de la majorité.
Le président a insisté sur la nécessité de mettre fin aux querelles internes et d’adopter une démarche unifiée autour des priorités nationales.
Enfin, Félix Tshisekedi a profité de cette réunion pour réaffirmer son soutien à l’accord signé récemment à Washington entre la RDC et le Rwanda. Cet accord, centré sur la paix, la sécurité régionale et la coopération économique, est perçu comme un pas audacieux vers l’apaisement des tensions entre les deux pays, malgré de nombreuses critiques internes.
ITK



