
Dimanche 19 octobre 2025-Cinquante ans après le mythique combat du siècle entre Muhammad Ali et George Foreman, la capitale congolaise revit une page légendaire de son histoire sportive. Et cette fois, c’est une autre icône planétaire de la boxe, Mike Tyson, qui vient rallumer la flamme du souvenir.
Arrivé tard dans la soirée du vendredi 17 octobre, Tyson a fait sa première apparition publique ce samedi au Hilton Hôtel de Kinshasa, où il a tenu une conférence de presse pleine d’émotion. Le champion américain, invité d’honneur du festival commémoratif du cinquantenaire du combat Ali–Foreman, séjourne en RDC grâce à une initiative de Déo Kasongo, entrepreneur congolais et PDG de l’agence Divo, maître d’œuvre de l’événement.
Déo Kasongo : « Un rêve devenu réalité »
Salué pour son audace et sa détermination, Déo Kasongo n’a pas caché sa joie.
« C’est un rêve qui vient d’être réalisé. Quand on a la vision, il faut se battre pour la matérialiser. Avec un peu de volonté, on peut accomplir de grandes choses. Je remercie Mike Tyson et toute son équipe d’avoir accepté de venir à Kinshasa. »
Pour l’homme d’affaires congolais, la présence de Tyson à Kinshasa dépasse le simple cadre d’un hommage sportif : elle incarne une reconnexion entre l’Afrique et ses héros, entre l’histoire et le mythe.
Mike Tyson revendique ses origines congolaises
Moment fort de la conférence : “Iron Mike” a affirmé, non sans émotion, avoir des origines congolaises confirmées par un test ADN.
« J’ai découvert grâce à des analyses génétiques que j’avais des origines congolaises. C’est donc mon histoire d’être ici. Avant ce test, je ne connaissais du Congo que le légendaire combat Ali–Foreman. Aujourd’hui, j’ai foulé la terre de mes ancêtres. Il y a tellement de connexions », a-t-il confié.
Une révélation qui a bouleversé la salle et provoqué une ovation. Pour le public congolais, cette déclaration transforme le séjour de Tyson en un véritable retour aux sources, une réappropriation identitaire à forte charge symbolique.
Un festival mémoriel et culturel
Le Festival du Cinquantenaire du Combat du Siècle ne se limite pas à la commémoration sportive. Il s’agit d’un événement multidimensionnel : expositions photographiques, projections documentaires, conférences historiques et démonstrations de boxe sont au programme.
L’apothéose aura lieu le 30 octobre 2025, date anniversaire du combat de 1974, lorsque Muhammad Ali, porté par la ferveur du peuple congolais, avait terrassé George Foreman au stade du 20 Mai, aujourd’hui stade Tata Raphaël — bientôt rebaptisé stade “Ali–Foreman”.
Un programme chargé pour Tyson
Dès ce dimanche 19 octobre, Mike Tyson a prévu de se rendre à Maluku, avant de participer à un entraînement public au stade Tata Raphaël, en compagnie de jeunes boxeurs congolais.
Son séjour prévoit aussi des échanges avec la Fédération congolaise de boxe et plusieurs initiatives en faveur du développement du sport en RDC. Pour beaucoup, sa présence est un signal fort de renaissance de la boxe africaine.
Déo Kasongo rend hommage à Félix Tshisekedi
Reconnaissant envers ceux qui ont rendu ce projet possible, Déo Kasongo a tenu à remercier le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son soutien décisif.
« Je remercie très sincèrement le président de la République. Il a signé de ses mains un mandat spécial qui m’a permis de mener ces démarches. Je lui serai toujours reconnaissant. »
Les célébrations sont organisées en collaboration avec les ministères des Sports, de la Culture et des Arts, le CNSSAP ainsi que le projet d’extension et d’embellissement de la ville de Kinshasa.
Un événement à la hauteur de l’histoire
Cinquante ans après le rugissement d’Ali au cœur de Kinshasa, le retour de Mike Tyson sur la terre du Congo incarne plus qu’une commémoration : c’est une passation de flambeau entre légendes, une reconnexion entre l’Afrique et sa contribution à l’histoire mondiale de la boxe.
Et si, comme le dit Déo Kasongo, “avec un peu de volonté on peut faire de grandes choses”, alors Kinshasa vient une fois de plus de prouver qu’elle demeure, à jamais, le berceau du combat du siècle.
ITK



