
Vendredi, 30 janvier 2026 – Le Gouvernement provincial du Sud-Kivu a dénoncé, ce vendredi, un massacre survenu au marché de Sange, en territoire d’Uvira, imputé aux rebelles de l’AFC-M23. Selon les autorités provinciales, l’attaque a fait au moins cinq morts et plus de onze blessés parmi les civils.
Dans un communiqué officiel signé par le porte-parole du gouvernement provincial, Me Didier Luganywa Bashizi, l’exécutif du Sud-Kivu indique que l’attaque s’est produite le jeudi 29 janvier 2026 aux environs de 18 heures locales. Des engins explosifs auraient été lancés au milieu d’une foule de civils, causant d’importantes pertes en vies humaines, principalement parmi les femmes.
Le gouvernement provincial qualifie cet acte de « violation flagrante du droit international humanitaire », rappelant que les Conventions de Genève et leurs protocoles additionnels interdisent strictement les attaques dirigées contre les civils ne participant pas aux hostilités.
Par sa nature et son mode opératoire, l’attaque est considérée comme un crime de guerre au sens du droit pénal international.
Dans son communiqué, le Gouvernement provincial du Sud-Kivu affirme que ce massacre s’inscrit dans une série de violences systématiques contre les populations civiles dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Il accuse également le Rwanda de soutenir l’AFC-M23, estimant que cette situation engage la responsabilité internationale de Kigali, conformément à plusieurs rapports internationaux.
Les autorités provinciales dénoncent une « stratégie de terreur » visant à semer la peur, à manipuler l’opinion et à tenter de faire porter la responsabilité de ces crimes aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Selon le gouvernement provincial, ces exactions ne sont ni accidentelles ni isolées, mais relèvent d’une campagne organisée contre les civils.
Face à cette situation, le Gouvernement provincial du Sud-Kivu exige : Une condamnation internationale sans réserve de ces crimes de guerre ; Le renforcement immédiat des mécanismes de protection des civils ; L’adoption de sanctions ciblées contre les responsables et les soutiens de l’AFC-M23 ; Une action concrète pour mettre fin aux violences armées et restaurer durablement la paix dans la province.
Le gouvernement provincial a exprimé sa profonde compassion aux familles des victimes et sa solidarité aux blessés, assurant leur prise en charge médicale.
Enfin, il a réaffirmé son engagement, aux côtés du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, du Gouvernement central, des FARDC ainsi que des partenaires nationaux et internationaux, afin que justice soit rendue et que ces crimes ne restent pas impunis.
ITK



