
Dimanche, 29 janvier 2026-Depuis son lieu de retraite imposé, où le silence semble être devenu son unique interlocuteur, Constant Mutamba a choisi de briser la réserve pour s’adresser à la conscience nationale.
Dans une tribune, l’ancien Ministre d’État, Ministre de la Justice livre une réflexion approfondie sur le débat autour de la révision ou du changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
Alors que cette question s’impose progressivement dans le débat public, Mutamba affirme avoir opté pour la responsabilité plutôt que le silence.
Une posture qui tranche avec les prises de position souvent tranchées observées sur la scène politique. Il met ainsi en garde contre deux dérives majeures : d’un côté, le rejet systématique de toute réforme, susceptible de figer l’évolution institutionnelle ; de l’autre, une adhésion aveugle qui affaiblirait les mécanismes de vigilance démocratique.
Dans cette ligne de crête, Constant Mutamba revendique une position d’équilibre. « Ni opposition de destruction, ni accompagnement sans exigence », écrit-il, avant d’affirmer clairement son ancrage : « Je suis du côté de la République ». Une déclaration qui se veut à la fois principe de conduite et boussole politique.
Reconnaissant qu’aucune Constitution n’est parfaite ni immuable, il recentre le débat sur une interrogation fondamentale : à qui doit profiter une éventuelle réforme constitutionnelle ? Pour lui, la réponse est sans ambiguïté : toute modification doit servir le peuple congolais.
À défaut, si elle répond à des intérêts partisans, elle doit être rejetée sans équivoque.
Favorable à un débat ouvert, inclusif et apaisé, Mutamba prévient toutefois qu’il se montrera « très exigeant » quant aux motivations, à la méthode et aux finalités d’un éventuel processus de révision.
Une manière de poser les conditions d’un engagement politique lucide et responsable.
S’adressant particulièrement à la jeunesse congolaise, il lance un message à la fois d’encouragement et de mise en garde. Il salue leur vigilance et leur exigence, tout en les appelant à ne céder ni au découragement ni aux tentatives de manipulation.
Un appel qui résonne dans un contexte où les jeunes constituent une force sociale et politique déterminante.
Aux institutions de la République, il adresse également un message clair : faire de ce moment un levier de maturité politique plutôt qu’un facteur de division. Une invitation à élever le débat au-dessus des clivages et des calculs immédiats.
En conclusion, Constant Mutamba résume sa ligne de conduite en une formule forte : être « exigeant sans être destructeur, engagé sans être instrumentalisé, libre sans être isolé ». Avant de sceller son propos par une déclaration solennelle : « La République ne se négocie pas. Elle se protège, se renforce et se transmet. »
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