
Samedi, 30 mai 2026-L’émotion demeure vive à Kolwezi après le décès d’Angel, vendeuse de bananes et mère de six enfants, survenu dans des circonstances impliquant, selon plusieurs témoignages relayés par la société civile, des éléments de la Police de Circulation Routière (PCR).
Face à ce drame, l’ONG de défense des droits humains UNICOPS/Lualaba appelle les autorités compétentes à agir rapidement afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
Dans une déclaration rendue publique, l’organisation affirme suivre avec attention l’évolution du dossier, qu’elle considère comme un véritable test pour l’État de droit et la protection des citoyens. Elle estime que la population attend des réponses claires sur les circonstances ayant conduit à la mort de cette mère de famille au rond-point Mwangeji.
UNICOPS/Lualaba s’interroge notamment sur l’absence de communication officielle concernant les agents de la PCR qui seraient intervenus lors de l’incident. L’organisation demande à la hiérarchie de la police routière de collaborer pleinement avec les services compétents afin de permettre l’identification des personnes concernées et de faciliter le travail de la justice.
Pour cette structure de défense des droits humains, la priorité reste l’ouverture d’une enquête crédible, indépendante et transparente. Celle-ci devrait permettre d’établir les faits, de déterminer les responsabilités éventuelles et de rassurer une opinion publique de plus en plus préoccupée par les cas de tracasseries dénoncés sur certaines artères de la ville.
Au-delà de l’aspect judiciaire, l’ONG attire également l’attention sur la situation particulièrement difficile de la famille de la victime. Angel laisse derrière elle six enfants, dont un nourrisson âgé de trois mois. Selon UNICOPS/Lualaba, les proches de la défunte ne disposent pas des moyens nécessaires pour organiser les obsèques et faire face aux charges immédiates liées à cette disparition brutale.
L’organisation lance ainsi un appel de solidarité aux autorités provinciales, aux opérateurs économiques, aux organisations humanitaires ainsi qu’aux personnes de bonne volonté afin de venir en aide à la famille endeuillée. Elle plaide aussi pour un accompagnement social en faveur des enfants de la victime.
« La recherche de la vérité et l’assistance à la famille doivent aller de pair », insiste l’ONG, qui estime qu’il est impératif d’éviter que ce dossier ne sombre dans l’oubli ou l’impunité.
Alors que l’émotion continue de gagner plusieurs quartiers de Kolwezi, de nombreuses voix appellent désormais à des mesures concrètes pour renforcer le contrôle des agents chargés de la circulation routière et prévenir de nouveaux drames.
Samuel MULENDA



