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Révision constitutionnelle : Papy Pungu Lwamba dénonce un « plan démoniaque » visant à remettre en cause le pacte républicain de 2006 !

Lundi, 22 juin 2026 – Le vice-ministre honoraire Papy Pungu Lwamba s’oppose fermement aux arguments avancés par certains constitutionnalistes de l’Union sacrée et de l’UDPS en faveur d’un changement de la Constitution de 2006. Dans une déclaration politique rendue publique ce week-end, il qualifie de « fallacieux » le raisonnement selon lequel la Loi fondamentale devrait être remplacée au motif qu’elle serait issue d’une période de belligérance. S’appuyant sur plusieurs exemples tirés de l’histoire constitutionnelle mondiale, l’ancien membre du gouvernement estime que la majorité des constitutions modernes sont nées à la suite de guerres, de révolutions ou de crises politiques majeures. Il considère dès lors toute tentative de remise en cause de la Constitution actuelle comme une menace contre le pacte républicain conclu entre les Congolais à l’issue du dialogue intercongolais et du référendum populaire de 2005.

Pour étayer sa thèse, Papy Pungu Lwamba rappelle d’abord que la notion de belligérance renvoie à une situation de guerre ou de conflit armé impliquant des États, des groupes ou des individus.

Selon lui, prétendre qu’une constitution doit être abandonnée parce qu’elle est née d’une période de conflit constitue une lecture erronée de l’histoire politique et constitutionnelle des nations.

L’ancien vice-ministre cite notamment le cas des États-Unis d’Amérique, dont la Constitution est issue de la guerre d’indépendance menée contre la Grande-Bretagne. Plus de deux siècles après son adoption, celle-ci demeure en vigueur malgré les profondes crises traversées par le pays, notamment la guerre de Sécession qui opposa les États du Nord et du Sud au XIXe siècle.

Il évoque également la Constitution belge de 1831, née à la suite de la révolution ayant conduit à l’indépendance du pays vis-à-vis du Royaume-Uni des Pays-Bas, ainsi que la Constitution française de la Ve République, élaborée dans un contexte marqué par la guerre d’Algérie et une grave crise institutionnelle.

Pour Papy Pungu Lwamba, la Constitution congolaise de 2006 s’inscrit dans la même logique historique. Elle serait le résultat d’un long processus destiné à mettre fin à la dictature, aux conflits armés et aux divisions qui ont marqué la RDC durant plusieurs décennies. Il souligne qu’elle a été adoptée par référendum populaire après le dialogue intercongolais de Sun City, avec la participation de toutes les composantes politiques et sociales du pays ainsi que l’accompagnement de la communauté internationale.

« Cette Constitution est le fruit d’un compromis national destiné à mettre un terme aux frustrations accumulées par les différentes couches de la société congolaise », soutient-il, estimant qu’elle représente une synthèse des aspirations collectives du peuple congolais et qu’elle a permis l’instauration d’un cadre démocratique ayant ouvert la voie aux différents cycles électoraux.

Dans sa déclaration, l’ancien vice-ministre accuse certains partisans de la révision constitutionnelle de vouloir instaurer un système inspiré des méthodes de l’ancien régime mobutiste. Selon lui, chercher à imposer une nouvelle Constitution sans un large consensus national reviendrait à ignorer les fondements mêmes du contrat social qui unit les Congolais.

Il met également en garde contre les conséquences politiques d’une telle démarche. À ses yeux, vouloir modifier les règles fondamentales de l’État au profit d’ambitions personnelles ou d’une concentration excessive du pouvoir risquerait de raviver les tensions et de préparer des mouvements de contestation populaire.

Papy Pungu Lwamba estime qu’aucun dirigeant ne peut prétendre gouverner durablement un pays de plus de cent millions d’habitants sur la seule base de sa volonté personnelle. Il rappelle que les régimes fondés sur la personnalisation du pouvoir appartiennent à une époque révolue et que la stabilité politique passe nécessairement par le respect des engagements républicains.

Faisant référence à une récente déclaration de l’ancien président Joseph Kabila, il affirme que « l’imposture a toujours un délai de péremption » et soutient que toute tentative de remise en cause de la Constitution pourrait rencontrer une forte résistance populaire.

Enfin, le vice-ministre honoraire salue la position exprimée par les évêques catholiques lors de l’assemblée plénière extraordinaire de la CENCO. Il se félicite de leur opposition à toute initiative jugée inopportune de changement de la Constitution et appelle les Congolais à demeurer vigilants pour défendre l’ordre constitutionnel, en invoquant notamment les dispositions de l’article 64 de la Constitution relatives à la protection de la forme républicaine de l’État.

 

Ci-dessous l’intégralité de sa communication !

CHANGER LA CONSTITUTION ACTUELLE DE LA RDC SOUS PRÉTEXTE QU’ELLE EST ISSUE DES BELLIGÉRANTS SERAIT UN PLAN DÉMONIAQUE DES CONSTITUTIONNALISTES DE L’UNION SACRÉE/ UDPS

Sept points saillants en prélude pour démontrer la duplicité dans cet alibi machiavélique de l’Union Sacrée, miroir du néo-Mobutisme :

1. Quid de la belligérance ? La belligérance désigne l’état de guerre, et le belligérant désigne un État, un groupe ou un individu qui prend part à une guerre ou à un conflit armé ;

2. La Constitution des États-Unis est née à la suite de la guerre d’indépendance des 13 colonies britanniques d’Amérique du Nord contre la Grande-Bretagne en 1783. Quatre ans plus tôt, soit en 1781, des délégués se réunirent à Philadelphie pour rédiger la constitution en vigueur, vieille de plus de 200 ans ;

3. En droit constitutionnel, la Constitution des États-Unis est une constitution issue d’une révolution, ou mieux, d’une guerre de révolution ;

4. La Constitution belge, adoptée le 7 février 1831 par le Congrès national, est la norme juridique suprême du pays. Née de la Révolution belge de 1830, elle a servi de modèle dans toute l’Europe au XIXᵉ siècle en instaurant un régime parlementaire novateur, suite à l’indépendance de la Belgique contre le Royaume-Uni des Pays-Bas. Elle est ensuite le fruit d’un compromis unique entre catholiques et libéraux ;

5. La Constitution de la Cinquième République française de 1958 est issue d’une crise politique et institutionnelle interne, aggravée par la décolonisation en général et la guerre d’Algérie en particulier, sous l’impulsion du Général Charles de Gaulle ;

6. La Constitution de la RDC de 2006 est issue de la révolution du 17 Mai, ayant mis fin à la dictature de Mobutu, à l’instabilité politique et institutionnelle, ainsi qu’à la guerre d’agression et fratricide de 1998 à 2002, sous l’impulsion du Président Kabila. Elle a été adoptée à l’issue du référendum populaire avec une CENI indépendante et des institutions issues du compromis politique de Sun City, réunissant toutes les couches sociales ;

7. Si la Constitution américaine n’a jamais été changée en 200 ans, nonobstant la guerre civile entre les États du Nord et ceux du Sud, dont l’élément déclencheur fut l’élection de Lincoln, perçu comme hostile à l’esclavage.La gauche sous Mitterand n’a jamais tenté de changer la Constitution française parce que Charles de Gaulle fut de la droite.

Que les constitutionnalistes de l’Union Sacrée, dont la conscience est chargée par la corruption et le régime tyrannique de Tshisekedi, respectent le pacte républicain des Congolais, qui n’a que 20 ans donc moins âgé que Mboso, Mbata, Ngondankoy et compagnie.Cette constitution, issue d’une belligérance si nous devons accepter leur logique avait comme but de mettre fin aux frustrations de toutes les couches sociales après un dialogue inclusif sous la médiation de la communauté internationale. Cela nous a donné une fusion des aspirations de tout le monde et une ouverture démocratique qui a ouvert les cycles électoraux, le même cycle qui les a amenés au pouvoir.

La majorité des constitutions de la planète, en droit comparé, naissent après des querelles (belligérances), un pacte républicain et social signé pour l’harmonie et contre les divergences belliqueuses des parties (gauche, droite, libérale…) vouloir imposer une constitution privée, sans tenir compte de ces préalables, c’est une façon de préparer les insurrections, car on ne peut pas diriger une centaine de millions d’individus avec la seule volonté et l’humeur d’une seule personne, roi soit-il. L’époque des monarchies absolues étant obsolète.

Vouloir aujourd’hui cracher sur cette main qui vous a nourri pour faire ressurgir les méthodes mobutistes de jadis, avec comme ambition d’acquérir un pouvoir éternel, serait suicidaire, car l’issue risque d’être fatale.

Souvent, quand le pouvoir corrompt, il vous fait croire à l’invulnérabilité. Mais la flamme de la révolution, même allumée comme une bougie, finira par briller dans les cœurs du peuple congolais. Car, comme disait récemment le Raïs Kabila : « L’imposture a toujours un délai de péremption ».
C’est dans ce contexte que nous nous félicitons de la déclaration de nos princes de l’église qui rejetant toute démarche inopportune du changement de la constitution et appellons tous les congolais à la resistance conformément aux dispositions de l’article 64.

PUNGU LWAMBA Papy

Vice Ministre honoraire

 

 

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