Vendredi, 17 juillet 2026-Le Syndicat Libre des Médecins (SYLIMED) a officiellement saisi l’Auditorat militaire supérieur de Kinshasa/Gombe pour dénoncer les violences dont auraient été victimes plusieurs médecins lors d’une manifestation organisée devant l’immeuble Intelligent, siège du cabinet du ministre de la Santé publique.
Dans une correspondance datée du 16 juillet 2026, signée par son secrétaire général, le Dr André Kasongo Kasombyi, le syndicat accuse des policiers affectés à la sécurité de l’immeuble d’avoir commis des actes de coups et blessures volontaires, de menaces, de violences et de voies de fait à l’encontre de ses membres.
Selon le document, les faits remontent au mercredi 15 juillet 2026. Les médecins s’étaient rassemblés pacifiquement afin de réclamer le paiement de leur prime de risque, qu’ils considèrent comme un droit reconnu par les lois congolaises.
Le SYLIMED affirme que les forces de l’ordre auraient dispersé les manifestants en les aspergeant d’eau à l’aide d’un tuyau, avant de recourir à des coups de bâton et à des menaces. Le syndicat estime que ces actes constituent des infractions prévues par le Code pénal congolais ainsi que par le Code pénal militaire.
Dans sa plainte, le SYLIMED précise que certains des policiers mis en cause apparaissent sur des photographies jointes en annexe. Il indique également que les médecins victimes sont disposés à comparaître devant les autorités judiciaires pour apporter leurs témoignages.
Par cette démarche, le syndicat sollicite l’ouverture d’une procédure judiciaire afin que les responsabilités soient établies et que les auteurs présumés de ces violences répondent de leurs actes devant la justice militaire.
ITK


