Samedi, 18 juillet 2026-Le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a apporté des précisions sur les objectifs et les modalités du dialogue national annoncé par le Président de la République, Félix Tshisekedi, à l’issue de la rencontre tenue avec les chefs des confessions religieuses.
Au cours d’un briefing organisé après cette réunion, Patrick Muyaya a expliqué que cette initiative présidentielle s’inscrit dans la volonté de consolider la paix, la cohésion nationale et l’unité des Congolais afin de faire face à l’agression dont la République démocratique du Congo est victime.
Selon lui, le Chef de l’État entend créer un véritable front intérieur, capable de rassembler toutes les forces vives de la Nation autour d’un objectif commun : défendre la souveraineté du pays et mettre un terme à l’agression rwandaise.
« L’enjeu, ce n’est pas le Président Tshisekedi. L’enjeu est de savoir comment les Congolais arrivent à se mobiliser pour que, d’une seule voix, nous nous levions afin de mettre fin à cette agression », a déclaré le ministre.
Patrick Muyaya a insisté sur le fait que ce dialogue ne sera pas centré sur des intérêts individuels ou des ambitions politiques, mais exclusivement sur l’avenir de la République démocratique du Congo.
« Il ne s’agit pas de questions individuelles. Il s’agit de la République démocratique du Congo », a-t-il souligné, estimant que le message d’unité et de cohésion qui en sortira devra être rassurant pour l’ensemble de la population.
Le porte-parole du gouvernement a également mis en avant le caractère inclusif de cette démarche. Il a rappelé que le Président de la République souhaite un dialogue entre Congolais, ouvert à toutes les composantes nationales partageant la même volonté de défendre le pays.
« Le Président l’a dit : le dialogue doit se tenir entre Congolais. Ce sont d’abord tous ces Congolais qui s’unissent pour un objectif commun », a-t-il affirmé.
Toutefois, Patrick Muyaya a précisé qu’une condition essentielle guidera la participation à ce processus : reconnaître clairement l’existence de l’agression contre la RDC.
« Nous attendons les Congolais qui sont en mesure de dénoncer ouvertement l’agression rwandaise. Le point qui doit nous unir, c’est l’unicité de nos vues sur cette agression. Une seule condition, c’est d’être en mesure de citer le mal », a-t-il déclaré.
Le Ministre a également annoncé que, dans les prochains jours, une ordonnance présidentielle sera signée afin de fixer les modalités et les conditions d’organisation de ce dialogue national.
Il a précisé que cette initiative sera convoquée par le Président de la République dans le cadre des prérogatives que lui confère l’article 69 de la Constitution, lequel fait du Chef de l’État le garant de la Nation, de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités internationaux.
Enfin, Patrick Muyaya a tenu à mettre fin aux spéculations relatives à une éventuelle révision de la Constitution, affirmant sans ambiguïté que cette question n’a jamais été abordée au sein du Gouvernement.
ITK


