Jeudi, 30 juillet 2026-L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo vient de franchir la barre symbolique et particulièrement préoccupante de 1 500 décès. Selon les dernières données de l’Institut national de santé publique (INSP), 1 521 décès ont été enregistrés parmi les cas confirmés dans les cinq provinces touchées.
La situation épidémiologique demeure préoccupante dans plusieurs régions du pays. D’après les chiffres communiqués par l’INSP, le cumul des cas confirmés s’établit désormais à 3 442 cas, répartis dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uélé et de la Tshopo.
Sur l’ensemble des cas confirmés, 797 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, tandis que 615 personnes ont été déclarées guéries. Le bilan fait également état d’un taux de létalité global de 44,2 %, illustrant la gravité persistante de cette épidémie.
Autre indicateur préoccupant : le taux global de suivi des contacts est de 78,3 %, encore en dessous des niveaux nécessaires pour assurer une surveillance optimale et limiter les risques de nouvelles chaînes de transmission.
Une riposte renforcée face à une situation préoccupante
Face à cette progression, la riposte s’appuie sur une coopération entre l’Institut national de santé publique (INSP), le Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP) et plusieurs partenaires techniques internationaux, notamment l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et Africa CDC.
Ces partenaires contribuent notamment au renforcement de l’analyse épidémiologique et des interventions sur le terrain. Un appui logistique est également apporté dans plusieurs zones de santé, notamment à travers l’approvisionnement en chlore, afin de renforcer la prévention et le contrôle des infections dans les structures de soins.
Les autorités sanitaires et leurs partenaires cherchent également à renforcer la préparation dans les zones voisines et aux différents points d’entrée afin de réduire le risque d’une propagation transfrontalière.
Le défi reste immense
Le franchissement de la barre de 1 500 décès constitue un nouveau signal d’alerte dans la lutte contre cette épidémie.
Les difficultés opérationnelles demeurent nombreuses, notamment la sécurisation des équipes, le suivi des contacts, les capacités d’accueil des centres de traitement et de transit ainsi que l’approvisionnement régulier en intrants.
L’INSP précise toutefois que les données restent susceptibles d’être réactualisées, notamment à la suite du nettoyage, de la reclassification et de l’harmonisation de la base DHIS2.
Avec 1.521 décès sur 3 442 cas confirmés, l’épidémie affiche ainsi une létalité de 44,2 %, faisant du renforcement de la surveillance, de la prise en charge et de la prévention une urgence toujours majeure pour les autorités sanitaires congolaises et leurs partenaires.
ITK


