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Bunia : sans surveillance renforcée, l’Ituri risque un rebond d’Ebola !

Mercredi, 12 août 2026-En Ituri, la lutte contre Ebola passe d’abord par la surveillance. Détecter, tracer et suivre les contacts : c’est la stratégie mise en avant ce mardi 11 août 2026 par la coordination de la riposte lors d’une conférence de presse tenue à l’Hôtel de la Province, à Bunia.

Animée par la Dre Gisèle Mbuyi, responsable du pilier de la surveillance épidémiologique et médecin épidémiologiste au ministère de la Santé, la rencontre a rappelé le rôle central de ce dispositif dans la lutte contre l’épidémie.

« La surveillance permet de localiser les cas. Après leur détection, elle permet de les tracer afin d’arrêter la chaîne de contamination. Elle établit chez qui la maladie est apparue et où elle est allée, pour permettre aux services de riposte de contrôler la transmission interhumaine. »

Concrètement, les équipes reconstituent les « arbres de transmission ». L’objectif est de comprendre comment le virus circule et d’orienter les interventions au bon endroit et au bon moment.

Selon la Dre Mbuyi, le virus circule toujours activement en Ituri, mais avec une intensité variable selon les zones.

« Le virus est encore en phase active. Cela signifie que la transmission de la maladie reste intense, mais avec une intensité qui varie selon les zones. La zone de santé du territoire de Djugu est considérée comme l’épicentre de l’épidémie, suivie de Nia-Nia, dans le territoire de Mambasa. Dans les zones de santé d’Aru et d’Adja, par contre, la chaîne de contamination est en baisse. »

Cette situation, marquée par une évolution différente selon les zones, oblige la riposte à adapter ses interventions.

La spécialiste tire toutefois la sonnette d’alarme : il est encore trop tôt pour baisser la garde.

« Malgré cela, le pic n’est pas encore atteint. La surveillance doit donc rester renforcée afin de couper et de diminuer la chaîne de transmission du virus Ebola. »

Pour les équipes de riposte, l’enjeu est clair : détecter rapidement les cas, les isoler, suivre les contacts et interrompre les chaînes de transmission. Sans une surveillance solide et continue, l’épidémie pourrait rebondir.

En Ituri, la lutte contre Ebola repose notamment sur les informateurs communautaires, les alertes rapides et la mobilisation permanente des équipes de terrain. La surveillance demeure ainsi l’un des principaux remparts contre la propagation du virus, en complément de la vaccination, de la prise en charge des malades et des autres mesures de riposte.

Jospin wa JORKIM

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