Mardi, 25 août 2026-Les enseignants de Malemba-Nkulu tirent la sonnette d’alarme face à une situation devenue particulièrement préoccupante : quatre mois de rémunération impayée, alors que la rentrée scolaire approche. À travers un appel adressé aux autorités nationales et provinciales, les enseignants demandent une intervention urgente afin de mettre fin à cette situation qui affecte directement leurs conditions de vie et de travail.
Pour les enseignants concernés, ces arriérés ne constituent pas un simple retard administratif. Chaque mois sans rémunération représente des difficultés supplémentaires pour les familles, notamment en matière d’alimentation, de logement, de scolarisation des enfants et de prise en charge des besoins essentiels.
Malgré ces difficultés, les enseignants continuent d’assumer leur mission éducative et de contribuer au fonctionnement du système scolaire.
Face à cette situation, ils appellent notamment le Président de la République, le ministre national de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, le gouverneur du Haut-Lomami ainsi que les autorités politico-administratives et éducatives compétentes à prendre des mesures urgentes.
Les revendications des enseignants
Les enseignants de Malemba-Nkulu demandent principalement :
le paiement immédiat et intégral des quatre mois d’arriérés de rémunération ;
une clarification officielle de la situation auprès des enseignants et de l’opinion publique ;
l’identification des responsabilités à l’origine de ces retards ;
la mise en place de mécanismes préventifs afin d’éviter que pareille situation ne se reproduise.
Ils estiment qu’une réponse rapide des autorités permettrait non seulement de soulager les enseignants et leurs familles, mais également de préserver la stabilité du système éducatif dans la région.
À l’approche de la rentrée scolaire, l’inquiétude grandit quant aux conséquences que pourraient avoir ces arriérés sur le fonctionnement des établissements scolaires.
Les enseignants préviennent qu’une situation financière aussi difficile pourrait favoriser des mouvements de protestation, voire une éventuelle grève, si aucune solution n’est trouvée dans les meilleurs délais.
Les premières victimes d’une telle crise seraient, selon eux, les élèves, dont la scolarité pourrait être perturbée alors que la rentrée devrait se dérouler dans des conditions normales.
Un appel particulier au Président de la République
Les enseignants lancent un appel particulier au Président de la République, Chef de l’État, afin que leur situation fasse l’objet d’un examen urgent.
Ils souhaitent que cette intervention s’inscrive dans une démarche de protection sociale des enseignants et de valorisation de l’éducation nationale, secteur considéré comme essentiel au développement du pays.
« Nous ne réclamons pas un privilège. Nous réclamons le paiement d’un travail accompli », résument-ils.
Pour les enseignants de Malemba-Nkulu, le message est clair : quatre mois d’arriérés représentent quatre mois de trop.
Ils demandent ainsi aux autorités de prendre des mesures concrètes afin de garantir aux enseignants le paiement de leurs rémunérations, et aux élèves une rentrée scolaire normale.
Pour la défense des droits et de la dignité des enseignants de Malemba-Nkulu.


