Dimanche 30 août 2026 — À l’approche de la marche annoncée pour le 15 septembre 2026, la mobilisation politique s’intensifie au sein de l’opposition congolaise. Archange Diyamona Matondo, cadre de l’Alliance pour le Changement (A.Ch), parti cher à l’opposant Jean-Marc Kabund-A-Kabund, et membre du Conseil politique national (CPN), structure délibérante du parti, appelle le peuple congolais à une mobilisation massive sur l’ensemble du territoire national.
Dans son message, Archange Diyamona Matondo invite les Congolais des 26 provinces à répondre massivement au mot d’ordre du présidium de la Coalition Article 64 (C64) et à participer à la marche du 15 septembre prochain, dont le point de chute annoncé est le Palais du Peuple. La C64 a confirmé l’organisation d’une marche pacifique à l’échelle nationale contre le projet de changement constitutionnel.
« Non à la loi référendaire, oui au dialogue inclusif »
Au cœur de cet appel figure le rejet de la loi référendaire, ainsi que la revendication d’un dialogue véritablement inclusif réunissant les différentes composantes de la nation congolaise.
Selon Archange Diyamona Matondo, ce dialogue devrait associer le pouvoir en place, l’opposition politique armée et non armée, la société civile ainsi que les confessions religieuses, afin de permettre aux Congolais de « se dire des vérités autour d’une table » et de dégager des pistes de solutions aux crises qui secouent le pays.
Pour lui, l’objectif ultime doit être la réunification effective de la République démocratique du Congo, notamment en mettant fin à la fragmentation du territoire national et à la situation sécuritaire qui continue de toucher des villes stratégiques de l’Est, dont Goma et Bukavu.
Une mobilisation contre la dégradation de la situation nationale
Le cadre de l’A.Ch estime que la marche du 15 septembre doit également servir de tribune populaire pour dénoncer ce qu’il considère comme une dégradation du tissu sécuritaire, social, économique, politique et diplomatique du pays.
Il appelle ainsi les femmes, les hommes et les jeunes de toutes les catégories sociales à se mobiliser pacifiquement afin, selon lui, de démontrer à la communauté nationale et internationale l’ampleur du mécontentement populaire face à la situation actuelle.
Archange Diyamona Matondo insiste également sur la nécessité de rappeler au pouvoir que 2028 doit rester l’échéance des élections démocratiques et d’une alternance pacifique, dans le strict respect de la Constitution et des lois de la République.
« L’avenir de la jeunesse congolaise est dans la rue », insiste-t-il, appelant particulièrement les jeunes à prendre part à la mobilisation et à se positionner comme acteurs de leur propre avenir politique.
Appel à la communauté internationale
Dans le même élan, le cadre de l’A.Ch appelle l’Union africaine, la SADC, l’Union européenne, le Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que les organisations de défense des droits de l’homme à suivre de près le déroulement de cette manifestation.
Il souhaite l’implication de ces organisations afin que la marche puisse se tenir sans incident ni débordement, dans le respect des libertés publiques, des lois de la République démocratique du Congo et des normes internationales relatives aux manifestations pacifiques.
À travers cet appel, Archange Diyamona Matondo entend donc transformer le 15 septembre 2026 en un moment majeur de mobilisation populaire autour de trois revendications centrales : dire non à la loi référendaire, exiger un dialogue réellement inclusif et défendre la perspective d’une alternance démocratique en 2028.
Reste désormais à voir l’ampleur de la mobilisation dans les 26 provinces et la capacité des organisateurs à garantir une manifestation pacifique, conformément aux dispositions légales en vigueur.
ISD


