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Double incursion meurtrière de l’ADF à Mabakuha et Amani : 21 civils massacrés, un centre de santé et une église incendiés à Mambasa !

Dimanche, 30 août 2026-Le sang a de nouveau coulé dans la chefferie des Babila Babombi, dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. En l’espace de 48 heures, deux villages paisibles ont été plongés dans la désolation à la suite de deux attaques attribuées aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF).

Tout a commencé le vendredi 29 août 2026 dans le village de Mabakuha, situé à environ 30 kilomètres de Biakato-Centre, dans le groupement Babila Teturi, en territoire de Mambasa. Pris par surprise en fin de journée, les habitants n’auraient eu que peu de possibilités de fuir. Le bilan de cette première attaque fait état de 10 personnes tuées.

Le lendemain, samedi 30 août, les mêmes assaillants ont poursuivi leur offensive meurtrière dans le village voisin d’Amani. Onze civils y auraient été tués.

Au total, le bilan provisoire, encore susceptible d’évoluer selon des sources locales, fait état de 21 personnes tuées au cours de ces deux attaques.

Les assaillants ne se seraient pas limités aux violences contre les populations civiles. Ils auraient également incendié plusieurs infrastructures essentielles à la communauté. À Mabakuha comme à Amani, un centre de santé, une église ainsi que plusieurs dizaines de maisons d’habitation auraient été réduits en cendres.

Ces destructions aggravent davantage la situation humanitaire dans la région et pourraient compromettre le retour des populations déplacées.

À la suite de ces attaques, des centaines de familles auraient abandonné leurs villages pour prendre la direction de Biakato-Centre, dans des conditions humanitaires jugées extrêmement précaires.

La NSCC dénonce une possible complicité locale et appelle à une action urgente

Profondément choqué par cette nouvelle tragédie, Muhindo Mamboro Peresi, coordonnateur de la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) dans la chefferie des Babila Babombi, appelle les autorités à renforcer d’urgence la sécurité dans la région.

Dans une déclaration accordée à Résilience Infos, le responsable de la société civile demande aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et aux autres services de sécurité d’intensifier les opérations militaires dans l’ensemble du groupement Babila Teturi.

Muhindo Mamboro Peresi évoque également une possible collaboration entre certains miliciens Maï-Maï et les combattants de l’ADF. Il appelle les autorités à enquêter sur ces allégations et à prendre les mesures qui s’imposent contre toute personne reconnue comme collaborant avec les assaillants.

« Nous ne pouvons plus continuer à mourir comme des animaux. Nous demandons à l’armée de voir clair. L’ADF ne peut pas opérer pendant deux jours consécutifs sans une certaine complicité locale. Que les Maï-Maï qui collaborent avec l’ennemi soient traqués et neutralisés. Trop, c’est trop ! », a-t-il déclaré au micro de Nicaise Kyora.

La situation reste préoccupante dans plusieurs localités du territoire de Mambasa, où les populations civiles demeurent exposées aux attaques des groupes armés.

Jospin wa JORKIM

 

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