Jeudi, 3 septembre 2026 — Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a procédé ce jeudi au lancement officiel des travaux de construction du nouveau pont Kwango, un ouvrage majeur destiné à sécuriser durablement le franchissement de la rivière Kwango et à renforcer la liaison entre Kinshasa et l’intérieur du pays via la route nationale numéro 1 (RN1).
Construit en amont du pont existant, le nouvel ouvrage répond à la nécessité de garantir la sécurité et la continuité du trafic sur cet axe stratégique. Les investigations techniques menées sur l’actuel pont ont notamment relevé des tassements au niveau de certaines piles, une corrosion de la structure métallique ainsi qu’une insuffisance de rigidité du tablier.
Un ouvrage de 283 mètres
Le futur pont Kwango sera long de 283 mètres pour une largeur de 10 mètres. Il sera constitué de dix travées, dont une de 13 mètres et neuf de 30 mètres.
La structure reposera sur deux culées et neuf piles intermédiaires, elles-mêmes fondées sur des pieux adaptés aux caractéristiques géotechniques du site. La conception de l’ouvrage a tenu compte des spécificités de la rivière, des contraintes liées aux sols, des fortes précipitations ainsi que des risques d’affouillement susceptibles d’affecter les fondations.
Afin d’éviter une interruption de la circulation pendant la réalisation du chantier, un pont provisoire métallique sera également aménagé. Cette infrastructure permettra de maintenir le trafic sur la RN1 durant toute la période des travaux.
Le projet comprend par ailleurs la construction d’une voie d’accès de 497 mètres, ainsi que des ouvrages d’assainissement et différents dispositifs de sécurité destinés à assurer la fluidité et la sécurité de la circulation.
La RN1 constitue l’un des principaux axes routiers reliant Kinshasa au Kwango et au Kwilu, avant de se prolonger vers l’espace Kasaï. La sécurisation du franchissement de la rivière Kwango revêt ainsi une importance particulière pour les échanges entre la capitale et plusieurs provinces de l’intérieur du pays.
Au-delà de la seule infrastructure routière, le nouveau pont devrait faciliter la circulation des personnes, l’acheminement des produits agricoles et le transport des marchandises. Il est également appelé à contribuer au désenclavement des territoires desservis par cet important corridor routier.
Un investissement de 23 millions de dollars
Le coût prévisionnel du projet est estimé à 23 millions de dollars américains. Les travaux sont réalisés dans le cadre du Programme sino-congolais, sous la maîtrise d’ouvrage du ministère des Infrastructures et Travaux publics.
L’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) intervient en qualité de maître d’ouvrage délégué, tandis que l’entreprise SISC est chargée de l’exécution des travaux.
Avec ce chantier, les autorités entendent apporter une réponse durable aux difficultés structurelles observées sur l’actuel pont Kwango, tout en préservant la continuité du trafic sur la RN1 pendant la construction.
Le nouveau pont devrait ainsi devenir un maillon essentiel de la sécurisation et de la modernisation de cet axe routier stratégique, au bénéfice de la mobilité des populations et des échanges commerciaux entre Kinshasa et l’intérieur de la République démocratique du Congo.
ITK


