Vendredi, 4 septembre 2026-Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a pris part, ce jeudi au Centre financier de Kinshasa, aux réunions d’arbitrage des enveloppes de dépenses consacrées à l’avant-projet de loi de finances pour l’exercice 2027. Les travaux se sont déroulés au sein de la Vice-Primature en charge du Budget.
À l’issue de cet exercice, le ministre a rappelé l’importance de cette étape dans le processus d’élaboration du budget de l’État. Selon lui, ces réunions font suite à la conférence budgétaire organisée quelques mois plus tôt, au cours de laquelle les équipes du ministère avaient présenté leurs prévisions et besoins pour l’année 2027.
« C’est un exercice traditionnel qui fait suite à la conférence budgétaire qui s’est étendue il y a quelques mois », a expliqué Patrick Muyaya, précisant que les crédits sollicités doivent notamment permettre de couvrir les dépenses liées au personnel, aux investissements et aux différentes activités de communication.
Le ministre de la Communication et Médias a salué les premiers arbitrages effectués par le ministère du Budget, tout en reconnaissant les contraintes auxquelles l’État reste confronté.
« Nous avons vu ce qui nous a été réservé, évidemment connaissant les contraintes du pays, mais nous saluons les efforts qui ont été faits pour prendre en charge déjà les besoins principaux », a-t-il déclaré.
Les discussions techniques devraient toutefois se poursuivre afin d’adapter progressivement les allocations budgétaires aux besoins du secteur et aux ressources disponibles.
Moderniser les médias publics
Parmi les priorités affichées pour l’exercice 2027 figure la modernisation des médias publics, particulièrement celle de la télévision nationale.
Patrick Muyaya a insisté sur le fait que cette modernisation ne doit pas se limiter aux infrastructures situées à Kinshasa. Elle doit également s’étendre aux différentes provinces du pays.
« Nous avons, par exemple, une télévision nationale qui doit être modernisée. Et quand je dis modernisation, ce n’est pas seulement la tour administrative à Kinshasa, mais c’est dans les 26 provinces de notre pays », a-t-il souligné.
Cette ambition s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer les capacités des médias publics et d’améliorer leur fonctionnement sur l’ensemble du territoire national.
Une campagne permanente contre la désinformation
Le ministre a également mis l’accent sur les enjeux liés à la désinformation et aux comportements sur les réseaux sociaux. Face à la recrudescence des insultes, des attaques personnelles et des contenus nuisibles en ligne, il plaide pour une sensibilisation permanente, notamment auprès des jeunes.
« Nous voulons aller dans une campagne permanente avec toute cette recrudescence des insultes et des attaques personnelles sur les réseaux pour que nous puissions de manière constante sensibiliser nos enfants parce qu’il faut les protéger », a-t-il déclaré.
Cette approche vise notamment à renforcer l’éducation civique et numérique et à promouvoir un usage plus responsable des réseaux sociaux.
Adapter les ambitions aux ressources disponibles
Tout en défendant les priorités de son ministère, Patrick Muyaya a reconnu que les ambitions du secteur devront tenir compte des capacités financières de l’État.
Il a assuré que les équipes techniques continueront à travailler avec le ministère du Budget pour rechercher les meilleurs arbitrages possibles. Des ajustements supplémentaires pourraient également être sollicités en fonction de l’évolution des besoins.
« Lorsque des besoins se présenteront, nous pourrons revenir ici ou peut-être solliciter un arbitrage plus haut pour voir dans quelle mesure un effort supplémentaire peut être fait pour ces secteurs stratégiques », a-t-il indiqué.
À travers sa participation aux réunions d’arbitrage budgétaire, le ministre de la Communication et Médias réaffirme ainsi la volonté de son département de faire de la modernisation des médias publics, du renforcement de la communication gouvernementale et de la lutte contre la désinformation des axes importants de son action pour l’exercice 2027.
ITK






