Samedi, 10 octobre 2026-Le Service national dispose désormais de sa propre minoterie à Kinshasa, marquant une avancée majeure dans sa stratégie d’intégration de la production agricole, de la transformation et de la distribution. D’une capacité de production de 100 tonnes par jour, cette infrastructure permettra notamment de transformer le maïs cultivé par les bâtisseurs de la nation avant son acheminement vers les cantines militaires.
Le Service national franchit une nouvelle étape dans le développement de ses activités agro-industrielles. Le vendredi 9 octobre 2026, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, a effectué une visite de cette minoterie implantée à Kinshasa, qui vient renforcer les capacités de transformation de cette structure publique.
Cette infrastructure s’inscrit dans une dynamique visant à maîtriser l’ensemble de la chaîne de production, depuis la culture du maïs jusqu’à sa transformation en farine et sa distribution aux bénéficiaires, notamment dans les cantines militaires.
Avec une capacité de production de 100 tonnes par jour, la minoterie prend en charge le maïs provenant des sites agricoles de Kaniama Kasese, dans la province du Haut-Lomami, et de Lovo, dans le Kongo Central. Elle est exploitée par les bâtisseurs de la nation, des jeunes autrefois communément appelés « kulunas », aujourd’hui engagés dans un processus de réinsertion sociale et professionnelle à travers le travail et les activités productives.
De la production à la distribution, une chaîne intégrée
Pour le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, cette réalisation illustre concrètement la volonté du Service national de renforcer son autonomie et de valoriser les efforts de ses bâtisseurs.
« Le maïs produit par le Service national est amené dans une minoterie du Service national. Ceux qui y travaillent sont les bâtisseurs de la nation du Service national. La farine Safari que vous trouvez est également du Service national. Il y a donc une certaine autonomie, de la production à la transformation jusqu’à la distribution », a-t-il expliqué.
À travers cette organisation, le Service national entend mieux valoriser les récoltes issues de ses exploitations agricoles et assurer leur transformation locale. La farine obtenue contribue notamment à l’approvisionnement des cantines militaires, illustrant ainsi la volonté de cette structure de développer un circuit de production et de distribution intégré.
Ce modèle permet également de mettre en avant les compétences acquises par les bâtisseurs de la nation, désormais impliqués dans différentes étapes du processus, de la production agricole à la transformation industrielle.
Une plus grande usine annoncée à Kaniama Kasese
La minoterie de Kinshasa ne constituerait qu’une étape dans le développement des capacités industrielles du Service national. Lors de sa visite, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a annoncé la perspective d’une installation de plus grande envergure à Kaniama Kasese.
« Ce n’est qu’une minoterie, vous allez voir une plus grande usine à Kaniama Kasese », a-t-il déclaré, laissant entrevoir la poursuite des investissements dans la transformation des produits agricoles.
Le commandant du Service national a également souligné l’importance des orientations données par le chef de l’État, commandant suprême des Forces armées de la République démocratique du Congo, dans la mise en œuvre des activités de cette structure.
« Nous n’avons pas un discours démagogique, nous parlons des choses qui existent réellement au Service national. […] Le chef de l’État nous donne des orientations parce qu’il a une vision claire, les moyens suivent et nous ne faisons qu’exécuter les instructions du commandant suprême », a-t-il affirmé.
Ces déclarations mettent en avant la volonté du Service national de concrétiser ses objectifs à travers des infrastructures et des activités productives destinées à renforcer ses capacités opérationnelles.
Au-delà de sa dimension industrielle, cette minoterie constitue un outil de valorisation du travail des bâtisseurs de la nation. En participant aux activités agricoles et à la transformation du maïs, ces jeunes acquièrent une expérience professionnelle tout en contribuant à la production locale.
Le dispositif du Service national repose ainsi sur une double ambition : favoriser la réinsertion sociale et professionnelle des jeunes autrefois impliqués dans la délinquance urbaine et développer des activités économiques répondant à des besoins concrets.
L’implication de ces jeunes dans la chaîne de production leur permet de prendre part à un processus qui va de l’exploitation des terres agricoles à la fabrication de farine, en passant par la transformation industrielle.
Un pas supplémentaire vers l’autonomie agro-industrielle
Avec sa minoterie de Kinshasa, le Service national renforce son dispositif de transformation locale du maïs et consolide les liens entre ses exploitations agricoles, ses unités industrielles et ses circuits de distribution.
La perspective d’une usine de plus grande capacité à Kaniama Kasese témoigne également de l’ambition de poursuivre le développement de ce modèle agro-industriel.
De la production à Kaniama Kasese et à Lovo, en passant par la transformation à Kinshasa jusqu’à la distribution de la farine, le Service national entend ainsi maîtriser progressivement les différentes étapes de la chaîne de valeur.
Cette nouvelle réalisation est importante dans la dynamique de réinsertion par le travail et de valorisation de la production locale, tout en illustrant l’ambition du Service national de contribuer à l’approvisionnement des cantines militaires et au développement agro-industriel de la République démocratique du Congo.
ITK







