
Vendredi, 13 juin 2025 : – Dr Péguy Tshisuaka Ntumba, Présidente de la Fondation Péguy Tshisuaka et Secrétaire Exécutive nationale en charge de la santé de la Ligue des femmes de l’AFDC, a insisté lors du Café Genre organisé jeudi 12 juin 2025 à Kinshasa par ONU Femmes, en collaboration avec le ministère du Genre, Famille et Enfant, le Parlement et la CENI, sur la nécessité de transformer les mentalités pour renforcer la participation politique des femmes en République Démocratique du Congo aux échéances électorales de 2028.
Dans son intervention, Dr Tshisuaka a mis en lumière l’importance pour les femmes de dépasser leurs propres blocages afin de s’engager pleinement dans les processus électoraux. Selon elle, la confiance en soi est un facteur déterminant pour que la femme puisse s’imposer dans les sphères décisionnelles et contribuer efficacement à la vie politique du pays.
Cependant, elle a également souligné que ce changement ne peut se faire sans l’implication des hommes, qui détiennent encore la majorité des postes clés dans les institutions.
« Sans l’implication de l’homme, la femme n’y arrivera pas », a déclaré ce membre de la coordination des femmes de l’union sacrée pour la nation, en appelant à une sensibilisation accrue des leaders masculins pour qu’ils soutiennent davantage les femmes dans leur engagement politique.
Dr Tshisuaka a par ailleurs insisté sur la nécessité d’éduquer et de sensibiliser les électeurs pour qu’ils développent une réelle confiance envers les femmes candidates.
Cette approche vise à favoriser une meilleure représentativité féminine et à renforcer la démocratie en RDC.
Le Café Genre a réuni plusieurs acteurs institutionnels et membres de la société civile, qui ont échangé sur les moyens d’assurer une réforme électorale plus inclusive. Les recommandations de Dr Tshisuaka constituent une feuille de route essentielle pour faire évoluer positivement la place des femmes dans la politique congolaise.
Pour conclure, la Présidente de la Fondation Péguy Tshisuaka a appelé à une mobilisation collective, tout en insistant sur le fait que le succès de cette démarche dépendra d’un engagement commun des femmes, des hommes et de l’ensemble de la société, afin que la RDC puisse franchir un cap décisif vers une égalité politique effective d’ici 2028.
Joseph KIPALA



