
Jeudi, 21 août 2025-L’instruction des poursuites judiciaires contre l’ancien Président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila s’est poursuivie ce jeudi 21 août devant la Haute Cour Militaire, à Kinshasa. Lors de cette quatrième audience, la partie civile, représentée par les avocats de la République, a demandé à la Haute Cour, dans sa plaidoirie, des sanctions sévères contre Joseph Kabila pour des infractions graves qui lui sont reprochées.
L’audience de ce jeudi s’est ouverte sur l’exploit de la plaidoirie de la partie civile qui a tenu à rappeler les griefs qui sont reprochés au prévenu. Parmi ceux-ci, les crimes de guerres, les crimes contre l’humanité et bien d’autres crimes internationaux commis en République démocratique du Congo.
Me Adrien Phoba du collectif des avocats de la partie civile a démontré l’intention criminel dans le chef du prevenu sur base des témoignages d’Eric Kuba, un condamné à la peine capitale par la justice militaire du pays.
« S’agissant de l’élément intentionnel, nous relevons que lors de l’audition du 5 janvier 2024 du Conseiller Eric Nkuba pièce 1: il ressort de la question 4 de l’officier de police judiciaire, de la compétence de savoir qui est le créateur de l’AFC, qui sont les membres créateurs de l’AFC ? L’auditionné Eric Nkuba répond que concernant le groupe armé Zaïre qui est de la tribu MHEM, l’ancien Président de la République et Sénateur à vie, Joseph Kabila Kabange qui est en contact avec Corneille Naanga autour de l’AFC avant comme après. La sortie officielle du 15 décembre 2022. Il ressort de cette réponse que parmi les créateurs de l’AFC il y a l’ancien Président Joseph Kabila Kabange », explique Me Adrien Phoba, Avocat de la République.
Se référant aux textes juridiques nationaux et internationaux, Me Jean- Marie Kabengela a plaidé pour des sanctions qui puissent décourager le prévenu ou ses complices à récidiver. Il a évoqué quelques sanctions qui pourraient servir d’exemple pour l’avenir du pays.
Pour Jean-Marie Kabengela, Avocat de la République « La confiscation de tous les comptes en Banque, des actions en société et groupements d’intérêts économiques ainsi que les biens meubles et immeubles à identifier par le ministère public avec le concours de l’administration. Frais d’instance à charge du prévenu. Et vous aurez rendu service à la République démocratique du Congo et à ses habitants. »
Pour la partie civile à ce procès, le prévenu Joseph Kabila doit payer une somme énorme d’argent, estimée à 24 milliards de dollars américains, en guise de réparation pour tous les crimes commis contre la population congolaise.
Me Richard Bondo, président du collectif des Avocats de la République, a justifié cette demande par rapport à la gravité des crimes.
« Ce préjudice dont nous cherchons la réparation à hauteur de 24 milliards ne donne pas satisfaction à la République. Mais, la satisfaction psychologique par le fait que le peuple va dire, la République m’a protégé, la République a rencontré les attentes des familles éplorées, a apporté un remède à la société congolaise. « , déclare Me Richard Bondo, Avocat de la République.
Au cours de l’audience de ce jeudi, la problématique de la nationalité de Joseph Kabila Kabange a été largement posée par les Avocats de la partie civile qui n’ont pas hésité de solliciter sa requalification.
Ce vendredi 22 août, une autre audience est prévue et la partie civile aura encore la parole avant le réquisitoire du ministère public, qui permettra à la Haute Cour Militaire de la RDC de décider du jour du verdict, qui est très attendu par tous les congolais.
Avec ACP



