
Mercredi, 16 novembre 2022-Les détracteurs du Président du Tribunal de Grande instance de Kinshasa ne se fatiguent pas. Chaque jours, des stratégies sont mises en place pour ternir l’image de cet homme de droit qui excelle par sa rigueur et surtout dans sa détermination à redorer l’image ternie de la justice congolaise.
Pierrot Bakenge, parce que c’est de lui qu’il s’agit, est victime, depuis quelques jours, d’un vaste complot qui vise non seulement à ternir son image mais aussi à semer la confusion dans l’opinion nationale.
Ces détracteurs composés entre autres des avocats et magistrats ont sortis de son contexte une vidéo datant de 2020 pour livrer le président du Tribunal de Grande instance de Kinshasa Gombe à la vindicte populaire.
Cette vidéo est partagée avec fracas sur les réseaux sociaux avec objectif de nuire et de salir la réputation pourtant irréprochable de ce juge qui a su maîtriser le bouillant Tribunal de grande instance de la Gombe.
Dans cette vidéo, Pierrot Bakenge mettait en demeure les avocats qui troublaient l’audience de cesser si non il usufruit de son pouvoir de police de débat de constater contre eux, un délit d’audience qui le ferait ôter la toge en pleine audience.
Ce terme (ôter la toge) que tout avocat, même nouvellement inscrit au barreau maîtrise bien, a pour objectif de rappeler aux avocats qu’à tout moment en cas de trouble de l’ordre dans le déroulement de l’audience, une infraction peut être constatée et jugée en flagrance et là, devenu prévenu, l’avocat devra comparaître sans Toge.
Une question mérite d’être posée, pourquoi sortir cette vidéo d’il ya 2 ans seulement maintenant ? La réponse est claire, l’objectif est de ternir, mieux de salir l’image de ce grand monsieur qui a fait ses preuves notamment dans le grand procès dit de 100 jours, pour le mettre en faux contre sa hiérarchie au moment où les rumeurs sur un prétendu mouvement des magistrats défraie la chronique dans les couloirs du Palais.
Quid d’un Délit d’audience…
Le délit d’audience n’est pas en soi une infraction. Il est plutôt une procédure qui permet de juger, sur le champ (en procédure de flagrance), toute infraction commise à l’audience.
Donc ceux qui assistent à l’audience doivent faire preuve de respect et de silence. En cas d’irrespect, des désobligeances, troubles, qui peuvent survenir en pleine audience, le juge président du Tribunal ou le juge président de la chambre qui dirige le débat, a le pouvoir d’exercer la police d’audience.
« Le juge qui préside l’audience a le pouvoir de rappeler à l’ordre les personnes concernées. Il a le pouvoir d’expulser tous ceux qui troublent le cours normal des débats. Il a même le pouvoir de faire arrêter le perturbateur et au besoin de voir la juridiction condamner sans désemparer les infractions dont il est témoin, donc les infractions flagrantes.
Lorsque ces infractions sont commises par les avocats en pleine audience, ces derniers deviennent comme les autres parties prenantes à l’audience, appelés à respecter la sérénité du déroulement d’un procès.
C’est comme ça que même dans la déontologie des avocats , il est interdit aux avocats de se livrer en pleine audience à des personnalités notamment s’injurier, se caricaturer, s’adresser des mots méchants, se jeter des quolibets, se menacer… », A expliqué Maître Willy Wenga Ilombe que nous savons contacté pour être mieux éclairé sur la question.
À lui de poursuivre « le juge qui constate tout cela, peut soit, mettre en demeure les avocats qui troublent l’audience. En cas d’une infraction consommée en pleine audience, le juge a le pouvoir de faire arrêter tout faiseur de troubles.
Si le faiseur de troubles c’est l’avocat ou tout auxiliaire de justice, il perd en ce moment là, son privilège au port de la toge et devient un comparant ordinaire, mieux un prévenu. À ce titre là, la toge lui est ôté, car, devenu prévenu du fait de la flagrance, un avocat ne comparaît pas avec toge. Au cas où, les responsabilités sont établis, l’avocat, qui a été mis à flagrance, peut être arrêté séance tenante,jugé et condamné et être conduit directement à la prison ». Il peut aussi être condamné avec sursis ou purement acquitté.
Selon plusieurs sources concordantes contactés au Palais , le président Pierrot Bakenge est certes par cette vidéo, victime de son sérieux dans l’exercice de ses fonctions.
Dossier à suivre !
Kevin INANA



