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Levée des immunités de Kabila : un ancien président de la République ne peut être poursuivi que sur autorisation de la majorité des deux tiers des membres du Congrès (J-C Katende) !

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Kinshasa, 5 mai 2025 — Le président de l’Association africaine des droits de l’homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, a réagi fermement face aux récentes discussions autour d’éventuelles poursuites judiciaires visant un ancien président de la République démocratique du Congo.

Dans une déclaration relayée sur ses canaux officiels, il rappelle que toute procédure judiciaire contre un ancien chef de l’État doit se conformer strictement à la loi.

« En RDC, un ancien président de la République ne peut être poursuivi que sur autorisation de la majorité des deux tiers des membres du Congrès », affirme Katende, se référant à l’article 8 de la loi portant statut des anciens présidents élus.

Pour lui, toute tentative de contourner cette exigence légale constitue une violation grave du droit et pourrait être interprétée comme un acte de règlement de comptes politique.

L’activiste met en garde contre les dérives qui pourraient miner les fondements de la démocratie congolaise.

« Si on veut construire un État de droit qui protège tout le monde, on doit respecter les lois du pays », a-t-il insisté, appelant les institutions à éviter les raccourcis judiciaires qui fragiliseraient la confiance des citoyens envers la justice.

Ce rappel intervient dans un climat politique tendu, marqué par des accusations et contre-accusations entre les figures politiques de premier plan. Le respect scrupuleux des textes légaux, surtout en ce qui concerne les anciens chefs d’État, est perçu comme un test crucial pour la maturité démocratique du pays.

Pour Jean-Claude Katende, l’enjeu est clair : la crédibilité de l’État congolais repose sur sa capacité à faire respecter la loi pour tous, sans exception ni instrumentalisation.

 

ITK

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