Okapinews.net
EducationNationSociétéUne

RDC : Me Willy Wenga plaide pour la sensibilisation des enseignants contre les violences sexuelles en milieu scolaire !

publicite-candidat

Vendredi, 16 janvier 2026-La sensibilisation des enseignants et des établissements scolaires a été vivement recommandée par Me Willy Wenga, avocat au barreau de Kinshasa/Gombe, comme principal levier de lutte contre les violences sexuelles en milieu scolaire, particulièrement à l’encontre des jeunes filles en République démocratique du Congo.

S’exprimant vendredi lors d’un échange avec l’Agence congolaise de presse (ACP), Me Willy Wenga a estimé que la prévention passe avant tout par l’éducation des élèves et la responsabilisation des encadreurs scolaires.

« Pour lutter contre ce fléau, il faut d’abord éduquer les élèves elles-mêmes, sensibiliser les enseignants et les écoles, afin que les enfants puissent garder une distance avec les enseignants et que ces derniers considèrent les élèves comme leurs propres enfants », a-t-il déclaré.

Selon l’avocat, des dérives graves sont observées dans certaines écoles, où des relations sexuelles illicites se développent soit à l’initiative des enseignants, soit parfois à celle des élèves en quête de points ou de réussite scolaire.

« Sans tenir compte de l’âge de leurs élèves, certains enseignants abusent de leur autorité et exercent des pressions qui aboutissent à des infractions qualifiées de violences sexuelles », a-t-il dénoncé.

Me Willy Wenga a rappelé avec insistance que toute fille âgée de moins de 18 ans demeure juridiquement mineure, indépendamment de son apparence physique ou de son comportement.

« Qu’elle ait accepté ou non, qu’elle ait pris l’initiative ou non, ou qu’elle ait fait des avances à son enseignant, aucune de ses volontés ne compte devant la loi. Elle reste mineure d’âge », a-t-il martelé.

L’avocat a appelé les directeurs d’écoles, préfets, enseignants et autres éducateurs à intégrer cette réalité juridique dans leur pratique quotidienne.

« Les écoles doivent savoir cela, les enseignants doivent le savoir, tous les éducateurs doivent le savoir », a-t-il insisté.
Par ailleurs, Me Wenga a souligné la gravité des sanctions prévues par la législation congolaise en matière de violences sexuelles. Il a notamment cité l’article 174d du Code pénal ordinaire relatif au harcèlement sexuel, qui punit toute personne abusant de son autorité pour obtenir des faveurs sexuelles d’une peine de servitude pénale allant de un à douze ans, assortie d’une amende pouvant atteindre cent mille francs congolais constants.

Il a enfin précisé que les poursuites judiciaires dans ce type d’infraction sont subordonnées à la plainte de la victime, tout en appelant à un environnement scolaire protecteur favorisant la dénonciation et la prévention de ces actes.

 

publicite-candidat

Liens Pertinents