
Vendredi, 19 décembre 2025-Dans une déclaration politique ferme et sans détour, Patrick Nkanga Bekonda, cadre du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), a vivement critiqué l’attitude du pouvoir en place, qu’il accuse de restreindre dangereusement l’espace démocratique en République démocratique du Congo.
Selon lui, le régime actuel donne l’impression préoccupante qu’il n’existerait désormais que deux choix en politique : adhérer à l’Union sacrée ou se ranger du côté de ceux qui ont pris les armes. Une telle perception, estime-t-il, constitue une menace grave pour la démocratie congolaise et pour la stabilité du pays.
Patrick Nkanga Bekonda rappelle que, malgré ce qu’il qualifie de manque de respect des lois, de la Constitution, des libertés d’expression et d’opinion ainsi que des principes de bonne gouvernance, de nombreux citoyens congolais ont fait le choix résolu de la voie démocratique. Ces derniers, souligne-t-il, expriment leurs désaccords par la parole, l’argumentation et l’usage des moyens constitutionnels reconnus, plutôt que par la violence.
Il dénonce avec vigueur ce qu’il considère comme une volonté de museler l’opposition politique, en l’empêchant d’agir, de s’exprimer et de réfléchir librement. Une telle posture, affirme-t-il, expose le pays au regard critique de la communauté internationale et fragilise davantage la cohésion nationale, déjà fortement éprouvée.
Au cœur de cette dénonciation figure l’arrestation du Secrétaire permanent du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary. Patrick Nkanga Bekonda qualifie cette arrestation d’illégale et de « scabreuse », estimant qu’elle porte un coup sévère à l’image de la RDC en matière d’État de droit et de démocratie.
Il s’indigne par ailleurs de ce qu’il perçoit comme un paradoxe politique : le gouvernement dialoguerait davantage avec des groupes armés qu’avec une opposition politique non violente. Pour lui, cette attitude donne l’impression que seules les armes imposent le respect, au détriment de la parole et du débat démocratique.
Rappelant que l’opposition ne dispose que d’armes pacifiques, la parole, la conviction et l’argumentation, Patrick Nkanga Bekonda appelle le gouvernement à faire preuve de retenue et à mettre fin aux abus de pouvoir, dans un contexte national marqué par une crise profonde.
Il exige la libération immédiate et inconditionnelle d’Emmanuel Ramazani Shadary ainsi que celle de tous les autres cadres politiques arrêtés, estimant que l’heure n’est pas à la radicalisation, mais à la cohésion nationale, au dialogue et à la décrispation politique.
Pour le PPRD, conclut-il, seule une ouverture réelle de l’espace politique permettra au pays de faire face efficacement aux défis majeurs auxquels il est confronté.
ITK



