
Dimanche, 18 janvier 2026-Un sommet de haut niveau consacré à la cohérence et à la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs s’est tenu le 17 janvier 2026 à Lomé, en République togolaise, sous l’égide de l’Union africaine.
La rencontre s’est tenue à l’initiative de Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil de la République togolaise et Médiateur de l’Union africaine dans la crise sécuritaire à l’Est de la RDC. Elle visait à renforcer la coordination des initiatives diplomatiques engagées pour mettre fin au conflit et favoriser une paix durable dans la région.
Présidée par le Médiateur togolais, la réunion a connu la participation de plusieurs personnalités africaines de premier plan, membres du Panel des facilitateurs, notamment Olusegun Obasanjo, ancien Président du Nigeria ; Uhuru Kenyatta, ancien Président du Kenya ; Catherine Samba-Panza, ancienne Présidente de la République centrafricaine ; Mokgweetsi Masisi, ancien Président du Botswana ; Sahle-Work Zewde, ancienne Présidente de l’Éthiopie.
Les ministres des Affaires étrangères et représentants de la RDC, du Rwanda, de l’Angola, du Burundi, de l’Ouganda, ainsi que des États-Unis d’Amérique, du Qatar, de la France et du Togo ont également pris part aux travaux.
La réunion a aussi enregistré la participation du Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, des représentants des Nations unies, de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), de la SADC, de la CIRGL, du Groupe international de contact sur les Grands Lacs, ainsi que de plusieurs partenaires internationaux et acteurs de la société civile.
Bilan des initiatives diplomatiques récentes
Les participants ont passé en revue les efforts diplomatiques menés au cours des douze derniers mois, visant à rouvrir les canaux de dialogue entre les parties au conflit et à accélérer la désescalade par des solutions négociées.
La réunion a rappelé les conclusions de la rencontre du 17 mai 2025 à Lomé entre le Médiateur et le Panel des facilitateurs, saluant la complémentarité des actions conduites par le Togo, l’EAC et la SADC.
Les efforts diplomatiques des États-Unis ont également été salués, notamment ceux ayant conduit à la Déclaration de principes de Washington (25 avril 2025), à l’Accord de paix de Washington (27 juin 2025), au Cadre d’intégration économique régionale (7 novembre 2025) et aux Accords de paix du 4 décembre 2025 entre la RDC et le Rwanda.
De même, les pourparlers de Doha, facilités par l’État du Qatar, ont été positivement accueillis, en particulier la Déclaration de principes du 19 juillet 2025 et l’Accord-cadre de Doha du 15 novembre 2025, assorti de huit protocoles thématiques.
Renforcer la cohérence de la médiation
Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer l’harmonisation, la cohérence et la coordination de toutes les initiatives de paix, afin d’éviter la fragmentation des efforts de médiation au détriment de la stabilité de l’Est de la RDC.
À cet effet, la réunion a validé la révision de l’architecture de médiation, avec la mise en place d’un Secrétariat conjoint indépendant, chargé d’apporter un appui technique au Panel des facilitateurs.
Le rôle central de ce Panel comme mécanisme politique de soutien à la médiation a été réaffirmé.
Le sommet a appelé les parties prenantes à accélérer la mise en œuvre de bonne foi de leurs engagements, à privilégier les voies pacifiques et à reprendre sans délai les discussions dans le cadre du processus de Doha, en vue de conclure les négociations sur les six protocoles restants.
Les participants ont enfin souligné l’importance d’un suivi africain structuré de la mise en œuvre des accords et de l’évolution globale du processus de paix.
Parmi les décisions majeures adoptées figure l’alignement de tous les acteurs sur le principe de la centralité de la médiation conduite par la République togolaise, sous mandat de l’Union africaine.
ITK






