
Vendredi, 22 mai 2026-Le président du Parti Travailliste, Steve Mbikayi, s’est entretenu avec le Déqputé Augustin Kabuya au siège de l’UDPS à Kinshasa, dans le cadre de la mise en place du C4, la Coalition des Congolais pour le changement de la Constitution.
Une rencontre politique qui consacre le rapprochement entre deux figures engagées dans la défense des institutions et dans la réflexion sur l’avenir institutionnel de la RDC.
À l’issue des échanges, Steve Mbikayi a exprimé son adhésion totale à cette initiative portée par Augustin Kabuya et les forces acquises à la vision du président Félix Tshisekedi.
Pour Steve Mbikayi, ce combat n’est ni nouveau ni opportuniste. Il s’inscrit dans une continuité politique qu’il assume depuis plusieurs années.
Dès les premiers mois du mandat de Félix Tshisekedi, alors que le sujet restait encore tabou dans plusieurs milieux politiques, Steve Mbikayi avait déjà pris position publiquement en faveur d’une révision ou d’un changement de la Constitution.
À cette époque, beaucoup considéraient cette proposition comme prématurée. Mais le président du Parti Travailliste estimait déjà que certaines dispositions constitutionnelles montraient leurs limites dans le fonctionnement des institutions et dans la gestion des défis majeurs auxquels le pays faisait face, notamment sur les plans sécuritaire, politique et institutionnel.
Convaincu de la nécessité d’ouvrir ce débat, Steve Mbikayi avait alors entrepris une vaste campagne de sensibilisation entre 2020 et 2021. Province après province, il est allé à la rencontre des populations, des leaders d’opinion, des jeunes et des acteurs sociaux pour expliquer ce qu’il considérait comme le bien-fondé d’un changement constitutionnel.
Dans ses interventions publiques, conférences et meetings populaires, il défendait l’idée d’une Constitution mieux adaptée aux réalités congolaises, capable de renforcer l’autorité de l’État, d’améliorer la gouvernance et de consolider les institutions républicaines.
Cette campagne nationale avait donné naissance à une importante mobilisation citoyenne. Steve Mbikayi avait notamment initié une pétition nationale en faveur du changement de la Constitution. Celle-ci avait recueilli plus de 150.000 signatures à travers le pays avant d’être déposée officiellement au bureau de l’Assemblée nationale, conformément aux exigences légales.
Il était clair que cette démarche démontrait déjà sa détermination à faire évoluer le cadre institutionnel du pays par des voies républicaines et démocratiques.
Au fil des années, Steve Mbikayi a multiplié les tribunes politiques et intellectuelles sur cette question. Celui que plusieurs observateurs qualifient de cartésien dans son approche du débat public a toujours tenté d’appuyer ses positions par des analyses détaillées et argumentées.
Dans ses nombreuses publications, il a régulièrement démontré noir sur blanc l’urgence d’une réforme constitutionnelle, soutenant que le contexte politique actuel exige des institutions plus fortes, plus cohérentes et plus efficaces.
Son engagement constant en faveur des institutions de la République et son soutien affiché au président Félix Tshisekedi ont également renforcé sa place parmi les personnalités politiques proches de la vision réformatrice portée par l’Union sacrée.
Ainsi, son adhésion au C4 apparaît comme une suite logique de son parcours politique. En rejoignant cette dynamique impulsée autour d’Augustin Kabuya, Steve Mbikayi entend désormais jouer un rôle actif dans la mobilisation nationale en faveur du changement de la Constitution.
Grâce à son expérience politique, sa capacité de mobilisation et son implantation dans plusieurs provinces, l’ancien ministre de l’enseignement supérieur et universitaire pourrait devenir l’un des principaux relais du C4 sur le terrain.
Pour ses partisans, sa présence dans cette coalition donne davantage de poids à une initiative appelée à occuper une place centrale dans le débat politique congolais dans les mois à venir.
Au-delà des enjeux politiques immédiats, cette rencontre entre Augustin Kabuya et Steve Mbikayi symbolise également la volonté d’une partie de la classe politique congolaise de fédérer les énergies autour d’une réforme institutionnelle qu’ils jugent désormais incontournable pour l’avenir du pays.
Une réflexion de ITK




