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Crise à la NOGEC de Constant Mutamba : le secrétaire général, Fidel Fido Saïd démissionne et dénonce une dérive autoritaire !

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Jeudi, 25 décembre 2025-C’est une page douloureuse mais devenue inévitable que vient de tourner Fidel Fido Saïd El Omar, désormais ex-Secrétaire général du parti NOGEC (Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo), formation politique chère à l’honorable Constant Mutamba Tungunga. Épuisé par ce qu’il qualifie d’indifférence, de mépris systémique et de marginalisation organisée, Fidel Fido Saïd a officiellement jeté l’éponge, mettant fin à son engagement au sein de la NOGEC.

Il pointe directement la responsabilité du président national a.i., Van Kapenga Kabundi Walesa, successeur intérimaire de Constant Mutamba, actuellement détenu et condamné.

Une gestion jugée opaque, arrogante et anti-militante

Contacté par notre rédaction, Fidel Fido Saïd n’a pas mâché ses mots. Il dénonce une absence totale de considération, une rupture de communication et un déni de reconnaissance de son travail et de celui des cadres du parti.

Selon lui, le président a.i. n’a jamais répondu à ses appels, n’a jamais consulté la base militante, et a surtout mis en place un comité parallèle, qualifié d’illégal et arbitraire, chargé de remplacer, humilier et écarter les cadres légitimes du parti, notamment les interfédéraux, fédéraux et responsables territoriaux, pourtant installés conformément aux statuts par le Secrétaire général lui-même.

Fidel Fido rappelle que le président a.i. aurait dû, dès sa prise de fonctions, entrer en contact avec l’ensemble des responsables provinciaux, soit par visioconférence, soit lors d’un congrès national, afin de procéder à une évaluation, un recadrage et un remerciement collectif.

À la place, regrette-t-il, il s’est entouré d’une équipe marquée par l’orgueil et la fermeture, coupée de la base.

Cette rupture brutale, opérée en dehors de toute logique politique et organisationnelle, fragilise dangereusement les fondations du parti, au moment même où la NOGEC devrait consolider ses forces face aux défis de l’opposition.

Fidel Fido Saïd quitte la NOGEC, mais laisse derrière lui un héritage politique tangible. Sous sa coordination, le parti a été implanté dans plusieurs provinces stratégiques, notamment le Haut-Katanga, le Lualaba, le Tanganyika, le Kasaï Oriental (Mbujimayi), le Kasaï Central (Kananga), le Kongo Central, ainsi que dans de nombreuses autres entités.

Au-delà des frontières nationales, la NOGEC a également vu le jour dans la diaspora congolaise, notamment en Belgique, France, États-Unis, Afrique du Sud, Australie et Suède.

Un travail réalisé, insiste-t-il, sur fonds propres, sans le moindre financement du parti. Il a sillonné le pays, recruté, structuré, installé des instances locales et porté la vision politique de Constant Mutamba auprès de la jeunesse.

Aujourd’hui, déplore-t-il, ceux qu’il a mobilisés sont rabaissés, humiliés et réduits au silence.

Dans sa lettre de démission, Fidel Fido Saïd El Omar tient à lever toute équivoque : il n’entretient aucun conflit personnel avec l’autorité morale du parti, l’honorable Constant Mutamba Tungunga.

Il lui réaffirme son respect, sa considération et son attachement à sa vision politique.
Son départ, précise-t-il, est motivé exclusivement par la mauvaise gestion actuelle de la NOGEC, et non par un rejet de son projet fondateur.

Il affirme quitter par conviction, et non par trahison, restant fidèle à l’idéal d’un parti de rupture, de réforme et d’espérance pour la jeunesse congolaise.

« Quand le rêve devient une arme contre ses propres bâtisseurs, l’honneur impose le retrait », confie-t-il.

À l’endroit des militants, interfédéraux, responsables provinciaux et cadres qu’il a accompagnés depuis les débuts, Fidel Fido Saïd adresse un message de respect, de reconnaissance et d’encouragement.

Il les invite à poursuivre le combat politique avec dignité, à rester fidèles à leurs convictions, tout en regrettant les humiliations qu’ils subissent actuellement.

Il les remercie pour la confiance accordée durant son mandat et leur souhaite une lutte responsable et républicaine.

Cette démission résonne comme un signal d’alarme : un parti privé de sa colonne vertébrale militante et coupé de sa base devient un géant aux pieds d’argile.

Dans un contexte d’étouffement démocratique, l’opposition républicaine ne peut se permettre ni l’arrogance, ni l’exclusion de ses propres bâtisseurs.

Fidel Fido Saïd El Omar quitte la NOGEC, mais demeure debout dans ses convictions. Et ce départ pourrait bien en annoncer d’autres.

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