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Franc congolais : Patrick Nkanga appelle à consolider l’appréciation actuelle par des réformes structurelles et une dédollarisation progressive !

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Samedi, 14 février 2026-Dans une réflexion intitulée « Ma petite lecture », Patrick Nkanga, haut cadre du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), livre une analyse approfondie de l’appréciation récente du franc congolais face au dollar américain, saluant une évolution encourageante tout en appelant à la prudence et à des réformes structurelles durables.

Pour Patrick Nkanga, la monnaie nationale constitue l’un des piliers fondamentaux de la souveraineté d’un État. L’appréciation actuelle du franc congolais sur le marché de change représente ainsi un signal positif, mais qui mérite une analyse rigoureuse quant à sa durabilité.

L’auteur rend hommage à Laurent-Désiré Kabila, initiateur de la réforme monétaire ayant conduit à la transition du Nouveau Zaïre vers le franc congolais, à une époque marquée par une hyperinflation dépassant parfois les 1 000 %.

Cette réforme, rappelle-t-il, visait déjà à restaurer la crédibilité monétaire et l’autorité économique de l’État.

Si la tendance actuelle est favorable, Patrick Nkanga met en garde contre un possible « effet ressort » : les prix des biens et services ne reflètent pas encore pleinement la valorisation du franc congolais. Cette situation alimente la crainte d’un rebond inflationniste et d’une instabilité à moyen terme.

S’appuyant sur les fonctions classiques de la monnaie, unité de compte, intermédiaire des échanges et réserve de valeur, il estime que le franc congolais ne remplirait aujourd’hui ces missions qu’à hauteur de 25 %, en raison notamment d’un climat persistant de méfiance.

La question centrale de la confiance

L’analyse insiste sur un élément déterminant : la confiance. Sans un climat de confiance entre l’État, les opérateurs économiques et les citoyens, aucune politique monétaire ne peut produire des effets durables.

Patrick Nkanga évoque la nécessité d’une cohérence stricte entre politique monétaire et politique budgétaire. Selon lui, seule une discipline économique soutenue permettra d’inscrire cette embellie dans la durée, rappelant la période de stabilité observée sous le Premier ministre Augustin Matata Ponyo.

L’auteur dénonce par ailleurs certains comportements irréguliers d’opérateurs économiques : refus de percevoir le dollar américain ; maintien d’anciens taux de change (28 ou 29 FC/USD) malgré l’appréciation actuelle.

Face à ces pratiques, il appelle le ministère de l’Économie à faire preuve de fermeté afin de protéger le pouvoir d’achat des citoyens et d’éviter toute tension sociale.

Vers une dédollarisation progressive

À moyen et long termes, Patrick Nkanga plaide pour : un processus résolu de dédollarisation ; une organisation stricte du marché de change ; la limitation de l’usage des devises étrangères aux opérations d’importation et d’exportation.

Selon lui, la relance des secteurs productifs demeure la clé pour faire du franc congolais un véritable instrument de souveraineté nationale.

En conclusion, Patrick Nkanga rappelle que la stabilité monétaire ne peut être dissociée de la stabilité politique et de la bonne gouvernance.

« Faites-moi une bonne politique, et je vous ferai une bonne économie », conclut-il, appelant à une gestion prévisible et structurée de l’État, loin des fluctuations conjoncturelles.

 

ITK

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