
Jeudi, 16 octobre 2025-Après un long silence hivernal constaté depuis sa réapparition à Lubumbashi, l’honorable Jacques Kyabula, Gouverneur du Haut-Katanga, réplique à la suite des accusations portées contre lui. Contre toute attente, il a saisi la balle au bond pour rétablir la vérité et faire taire la polémique s’étant enflée à son sujet.
En effet, le 15 août 2025, jour qui a marqué sa réapparition à Lubumbashi après un séjour à Kinshasa, Jacques Kyabula a, dès l’entame du débat, dissipé le malentendu selon lequel il existerait un conflit entre lui et le Gouverneur intérimaire Martin Kazembe.
« Je ne pense pas qu’il y ait un conflit. Mais, à ce que je sache, le Vice-Gouverneur assume l’intérim du Gouverneur qui est empêché et actuellement en consultation à Kinshasa. Les effigies ne déterminent pas l’existence d’une autorité. Ce n’est pas du tout ça. Ces effigies, même quand je suis à Lubumbashi, à un moment ça disparaît et à d’autres moments nous le mettons comme tenu des événements. Et donc, il peut se faire que celui qui assume l’intérim ou d’autres personnes les remplacent par ses effigies, évidemment avec le coût que cela fait. C’est ce qui est salutaire. Et donc, nous devons comprendre que ce n’est pas sur ce qu’il peut y avoir de visible qu’on peut tout, à-t-il clarifié. »
À Lubumbashi tout comme à Kinshasa, certains milieux politiques s’étaient empressés d’interpréter la rencontre du Gouverneur Jacques Kyabula Katwe à Washington en Juin 2025 entre le Rwanda, pays agresseur, et la République Démocratique du Congo, pays agressé dans sa partie orientale.
« Je crois que comme vous le savez, j’ai eu à tenir un meeting. Le cadre il faut d’abord le circonscrire comme étant un cadre purement politique où j’étais avec mes camarades de l’Union sacrée afin de montrer notre soutien à l’accord qui a été signé entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo. C’est donc des manifestations qui étaient organisées sur toute l’étendue du territoire national. Mais, à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, nous avons préféré aller dans ce sens de dire qu’il est temps de passer un message de paix. Le message consistait à démontrer l’importance de l’accord qui a été signé entre la RDC et le Rwanda. Pourquoi ? Parce que nous soutenons le Chef de l’État. Et donc, nous avons salué l’initiative du Chef de s’engager sur la piste de la paix sans laquelle nous ne pouvons pas assurer le développement », a-t-il éclairci.
Le paix, socle du développement durable du pays
« Je gère la province du Haut-Katanga et je sais de quoi je parle. Je sais que sans la paix il est impossible aujourd’hui que la RDC puisse se développer parce que la guerre engendre tant des dommages. Je crois que tous ceux qui étaient dans ce meeting là à fait à Washington saluaient la démarche de la paix. Raison pour laquelle, en tant que gouverneur, moi en tant qu’appartenant à l’Union sacrée j’avais approuvé la démarche du Chef de l’État et l’ensemble du gouvernement. C’est un moment de paix, il est hors de question d’assigner les intentions malsaines à des gens. Je sais et je comprends bien les raisons pour lesquelles le Chef de l’État a engagé notre pays dans le processus de paix. C’est pour que la RDC se développe dans la stabilité. Voilà pourquoi nous ne devons pas relayer les thèses de ceux qui pensent que la paix est synonyme de la faiblesse. Non ! C’est une démarche qui s’inscrit dans la vision du Chef de l’État qui tend à asseoir le développement », a-t-il fait savoir.
Répondant aux propos de ses détracteurs, Jacques Kyabula en a tenu en apportant quelques éclaircissements aux faussetés qui s’en dégagent.
« On nous taxe des noms avec ceux qui font la rébellion contre les institutions. Certes, mais il y a eu des moments où nous avons été dans la confusion à cause de l’action qui était menée par ceux qui sont dans la rébellion contre les institutions et l’action même de Chef de l’État pour revenir au Rwanda. Nous sommes conscients que c’est le Rwanda qui finance les opérateurs au niveau de l’Est. Sans aucun doute d’ailleurs qui que ce soit, nous considérons que ceux qui font la rébellion entre les mains du Chef de l’État. Et donc, nous pensons qu’aujourd’hui, nous sommes en train de promouvoir la paix. Et cette paix doit bien sûr négociée par le Chef de l’État », a-t-il indiqué.
À la suite de ce meeting historique, Jacques Kyabula a dénoncé la campagne de désinformation orchestrée par ses détracteurs. « Je n’arrivais pas à le joindre. Face à des pertes d’énergie, des accusations infondées et à la montée de la désinformation, il est vrai que je me suis enfermé un certain moment pour me concentrer sur l’essentiel », a-t-il avoué.
Après un travail sans relâche pendant une longue période depuis sa prise de fonction en tant que gouverneur dans un moment de passé significatif, il a fait des progrès remarquables et a redonné de l’élan au développement de la province.
« Je sais que l’image de tout le corps s’affaiblit », a-t-il laissé entendre en informant officiellement sa tutelle de tout ce qui avait été réglé au terme des six mois médicaux.
Alors que des rumeurs relayées sur la toile faisaient état d’une sortie à l’étranger, Jacques Kyabula réfute et informe que la prise en charge a été faite, sans peur d’être contredit, à « Lubumbashi ».
« Cabale ou complot ? »
« Il faut dire que dans la vie politique généralement, il y a beaucoup de coups-bas, des guerres psychologiques. Je suis dans un système et je constate qu’il y a des gens, souvent excités par la jalousie, qui ont du mal à voir ce que nous faisons. Nous ne pouvons pas les empêcher de parler, mais nous devons continuer à travailler pour notre pays. Et je sais que le Chef de l’État en qui soit réside la vision du pays, il a sa part de vérité et nous, en tant qu’Union sacrée, nous avons notre part de vérité. Nous devons travailler ensemble. »
Plusieurs personnalités tant diplomatiques que politiques sont, selon lui, derrière ce complot qui consistait, a-t-il déclaré, à déstabiliser le gouverneur dans le contexte de la guerre de l’Est. « Le discours était coupé et servi en son contexte », a-t-il condamné.
En conclusion, le Gouverneur Jacques Kyabula, a jamais voué son énergie pour son Congo, mais est même pour continuer à œuvrer dans la reconstruction de sa province et de son pays.
Article tiré du Journal La Prospérité



