
Jeudi, 13 novembre 2025-De retour de Kinshasa, où ils ont pris part à une séance de travail présidée par le Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, les membres du bureau de l’Assemblée provinciale du Kongo Central n’ont pas eu de répit. Cette rencontre avait permis de transmettre aux gouverneurs, vice-gouverneurs et présidents des Assemblées provinciales les directives du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant à préserver la paix et la stabilité des institutions provinciales.
À peine rentrés, les cinq membres du bureau ont convoqué une plénière au cours de laquelle les députés provinciaux ont examiné et adopté, après débats et à l’unanimité, le rapport d’enquête de la commission spéciale et temporaire chargée de faire la lumière sur les actes de vandalisme enregistrés le 6 octobre 2025 à l’hémicycle.
Ces incidents avaient causé d’importants dégâts matériels sur les biens meubles ainsi que sur les équipements de sonorisation de la salle des plénières.
Selon Joachim Mavungu Nsiku, Président de la commission d’enquête, ces actes ont été « prémédités ».
Une vidéo projetée durant la plénière a révélé, sans ambiguïté, l’implication de plusieurs députés provinciaux dans ces violences.
Les images montrent clairement certains élus, qualifiés d’« honorables », se livrer à des actes de destruction, transformant l’hémicycle en véritable ring, en violation totale de leur mission de protection du patrimoine institutionnel.
Victor Nsuami Mpaka opte pour l’apaisement
Malgré la gravité des faits, Victor Nsuami Mpaka, Président de l’Assemblée provinciale, a déclaré avoir choisi de « passer l’éponge » dans un souci d’apaisement et de cohésion institutionnelle.
Une position motivée, selon lui, par le respect des orientations reçues du niveau national et par la volonté d’éviter une escalade pouvant nuire à la stabilité de la province.
Une approche qui n’a toutefois pas fait l’unanimité au sein de l’hémicycle, certains députés ayant exprimé leur désaccord. Néanmoins, le rapport de la commission d’enquête a été adopté sans opposition.
Deux motions d’information examinées
Au cours de la même plénière, les élus provinciaux se sont également penchés sur deux motions d’information :
– Le refus récurrent de certains véhicules de gros tonnage de payer la taxe de péage au poste d’Ango-Ango, à Matadi.
– La réduction injustifiée de la rémunération des cantonniers manuels affectés au péage de Kenge, sur la route nationale n°1, entre Matadi et Kinshasa.
Ces questions ont été jugées préoccupantes par les députés, qui ont appelé à une action urgente afin de garantir le respect des obligations fiscales et la justice sociale envers les travailleurs concernés.
Dieudonné MUAKA DIMBI



