
Jeudi, 10 octobre 2024-Les embouteillages monstres que connaît de nouveau la route nationale n°1 dans sa partie comprise entre Kinshasa et Matadi, longue de 360 kms, depuis la suspension de la grève des conducteurs des véhicules poids-lourds, fait exposer de nombreux bus des agences de transport des voyageurs desservant cette voie à des dangers permanents. Car, suite au précédent, ces bus ont une fois de plus renoué avec les arrivées à destination à des heures très tardives de la nuit. Le cas le plus récent, parmi tant d’autres, est celui vécu dans la nuit de dimanche 6 à lundi 7 octobre 2024.
En effet, un bus de l’Agence « Trans-David » provenant de Kinshasa en partance vers la ville de Boma, est tombé, vers 1h30′ du matin, dans un piège tendu par des coupeurs des routes. C’était entre Manterne et Boma et plus précisément à la hauteur de Kms 15.
Pour mieux réussir leur forfait, ces bandits à main armée, sans foi ni loi, supposés être parmi ceux ayant bénéficié tout dernièrement de la libération conditionnelle de la prison de Makala dans le cadre de l’opération de désengorgement de tous les centres pénitentiaires de la République Démocratique du Congo initiée par Constant Mutamba, ministre en charge de la justice et garde des sceaux, ont barricadé la route moyennant des grosses pierres ; empêchant ainsi le passage de ce bus qui avait à son bord près de 64 voyageurs.
Du coup, ces criminels de grand chemin ont pénétré dans ce bus ; brutalisant ainsi sans pitié tous les passagers à bord à qui ils ont extorqué de l’argent et emporté beaucoup de leurs biens de valeur. Et comme si cela ne suffisait pas, ils ont par ailleurs violé une fille de 24 ans sans défense, avant de s’évaporer dans la nature.
Plaise au ciel qu’aucune perte en vie humaine n’a été documenté. Ce malheureux incident auquel a été victime les voyageurs du bus de l’Agence « Trans-David » prouve à suffisance que l’insécurité est encore loin de quitter définitivement le Kongo Central faisant frontière à la ville province de Kinshasa et où il ne se passe plus une semaine sans qu’un cas lié à l’insécurité ne soit signalé çà et là.
Pour moult observateurs, ce énième cas est un signal fort en direction des autorités tant politico-administratives, policières que militaires de cette province qui doivent dès lors prendre toutes les dispositions qui s’imposent afin de mieux sécuriser les populations et leurs biens.
Le renforcement des équipes des patrouilleurs mixtes composées de la police et des Fardc le long de la route nationale nº 1 doit également être envisagé en urgence en vue d’appréhender et de mettre hors d’état de nuire tous ces malfrats qui écument cette province jadis considérée comme un havre de paix.
Dieudonné MUAKA DIMBI



