
Vendredi, 30 janvier 2026-Le paysage politique congolais enregistre un nouveau mouvement stratégique. Fidel Fido Saïd El Omar, figure connue de l’opposition, a officiellement quitté la Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC), formation politique proche de l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba, pour rejoindre le Rassemblement pour le Changement du Congo (RCC), dirigé par l’opposant Barnabé Milinganyo Wimana Isombia.
Dans une lettre de nomination dont une copie est parvenue à OKAPINEWS.NET, le Président national du RCC, Barnabé Milinganyo, a nommé Fidel Fido Saïd El Omar au poste stratégique de Secrétaire Permanent national du parti.
Une décision qui s’inscrit dans une vaste dynamique de restructuration et de redynamisation du RCC en vue des prochaines échéances électorales, notamment l’élection présidentielle de 2028, à laquelle Barnabé Milinganyo affiche ouvertement ses ambitions.
Le Secrétaire Permanent national est chargé d’assurer la coordination administrative du parti, l’implantation des fédérations provinciales, la propagande politique, les campagnes d’adhésion massive ainsi que la mobilisation nationale.
En confiant cette responsabilité à Fidel Fido Saïd El Omar, la direction du RCC mise sur un cadre expérimenté, réputé pour son engagement de terrain, sa capacité d’organisation et son expertise dans la structuration des partis politiques.
Message de reconnaissance et engagement politique
Dans un message adressé à la direction du parti, le nouveau Secrétaire Permanent national a exprimé sa reconnaissance au Président national : « Je tiens à exprimer ma profonde gratitude au Président National pour cette marque de confiance. Je m’engage à servir le RCC avec loyauté, rigueur et détermination afin de contribuer pleinement à la réussite de notre projet politique. Je suis un homme de terrain et je vais œuvrer pour la popularisation du parti sur toute l’étendue du territoire national », a déclaré Fidel Fido Saïd El Omar.
De NOGEC à RCC : un repositionnement stratégique
Ancien Secrétaire Général de la NOGEC, parti de l’opposition républicaine proche de Constant Mutamba, Fidel Fido Saïd El Omar a joué un rôle central dans l’implantation de cette formation politique dans plusieurs provinces, mettant en place des structures inter-fédérales solides et mobilisant de nombreux militants.
Il avait quitté la NOGEC en décembre 2025, dénonçant ce qu’il qualifiait de dérive autoritaire dans la gestion intérimaire du parti.
Il avait toutefois précisé n’avoir aucun différend personnel avec Constant Mutamba, qu’il continue de respecter, malgré la détention de ce dernier, que plusieurs observateurs estiment arbitraire.
Son ralliement au RCC, intervenu en janvier 2026, est perçu par plusieurs analystes comme un choix stratégique, motivé par son adhésion à la vision politique portée par Barnabé Milinganyo, qu’il considère comme un sérieux prétendant à la magistrature suprême en 2028.
Dans la foulée, Fidel Fido Saïd El Omar a lancé un appel à ses collaborateurs, amis et sympathisants à rejoindre le RCC :
« J’invite tous ceux qui m’ont accompagné dans mes combats politiques à me suivre dans cette nouvelle aventure. Ensemble, nous allons bâtir une force capable de transformer notre pays. Avec Barnabé, c’est du sérieux et du concret pour la présidentielle de 2028 », a-t-il affirmé.
Le RCC en ordre de bataille pour 2028
À la tête du RCC, Barnabé Milinganyo intensifie les préparatifs pour la présidentielle de 2028 en mettant l’accent sur la structuration du parti, l’élargissement de la base militante et la formation des cadres.
Sous la coordination du nouveau Secrétaire Permanent national, le RCC entend accélérer l’installation des fédérations provinciales, renforcer les bases locales et vulgariser son projet politique à travers tout le territoire national.
Pour plusieurs responsables du parti, cette nomination marque une étape décisive dans la montée en puissance du RCC, désormais engagé dans une dynamique assumée de conquête du pouvoir.
Reste à voir si Fidel Fido Saïd El Omar parviendra à concrétiser cette ambition aux côtés de Barnabé Milinganyo et à transformer cet élan politique en force électorale réelle.
Samuel MULENDA







