Okapinews.net
CoopérationDiplomatiePolitiqueSécuritéUne

CIRGL : Floribert Anzuluni et Patrick Muyaya clarifient les enjeux du 9ᵉ sommet et réaffirment le rôle central de la RDC !

publicite-candidat

Mardi, 18 novembre 2025-Lors d’un briefing de presse tenu lundi soir à Kinshasa, les ministres Floribert Anzuluni (Intégration Régionale) et Patrick Muyaya (Communication et Médias) ont expliqué à l’opinion nationale et internationale les enjeux majeurs du 9ᵉ sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Un rendez-vous diplomatique crucial au cours duquel la République démocratique du Congo a officiellement pris la présidence de l’organisation.

Floribert Anzuluni a d’emblée rappelé la portée politique de cet événement : « La République démocratique du Congo prend la présidence de la CIRGL pour ramener la paix », a-t-il assuré, soulignant que cette nouvelle responsabilité place la RDC au cœur d’un processus régional majeur de stabilisation.

Le ministre de l’intégration Régionale a insisté sur la dimension historique du sommet de Kinshasa. Pour la première fois, les États membres ont adopté une résolution claire reconnaissant l’agresseur de la RDC.

Une avancée diplomatique jugée « rare » dans la région et saluée par le gouvernement congolais comme un pas décisif vers la vérité et la responsabilité collective.

Avec Patrick Muyaya à ses côtés, Floribert Anzuluni a décrit une position politique assumée : la RDC veut utiliser son mandat à la présidence de la CIRGL comme un levier stratégique, à la fois pour consolider un consensus régional et pour renforcer la pression diplomatique sur les acteurs qui violent le Pacte de 2006.

Mettre fin aux ambiguïtés sur la situation sécuritaire

Répondant à une opinion parfois sceptique face à l’efficacité de la CIRGL, Anzuluni s’est montré direct : « Dix-neuf ans après la signature du Pacte, la question se pose certainement : la CIRGL vaut-elle encore son pesant d’or ? »

Selon lui, les doutes ne découlent pas du mécanisme lui-même, mais de la violation persistante des engagements par un État en particulier.

Un rappel clair, destiné à replacer le débat sur les responsabilités plutôt que sur la pertinence de l’organisation.

Le ministre a souligné que la présidence congolaise représente avant tout un signe de confiance des autres États membres. Elle ne constitue pas « une baguette magique » permettant de mettre fin du jour au lendemain à l’insécurité dans l’Est, mais elle ouvre la voie à un engagement renouvelé, fidèle aux principes du Pacte et orienté vers une paix durable.

Une résolution ferme pour le retrait immédiat des troupes étrangères

Commentant la Déclaration finale du sommet, Anzuluni a rappelé que les Chefs d’État ont exigé le retrait sans délai du territoire congolais des troupes du pays agresseur.

Une position qui consolide le front diplomatique en faveur de la souveraineté de la RDC et met fin aux discours ambigus sur la nature du conflit dans les Grands Lacs.

Au-delà de l’aspect sécuritaire, les ministres Anzuluni et Muyaya ont indiqué que la présidence congolaise sera aussi l’occasion de promouvoir une approche régionale intégrée, combinant paix, coopération sous-régionale, gouvernance économique et intégration des infrastructures.

Le 9ᵉ sommet de Kinshasa marque ainsi un point de bascule pour la CIRGL et pour la RDC : celui d’un consensus politique régional inédit, qui reconnaît les réalités du terrain et redonne à l’organisation son rôle premier – celui de garant de la paix, de la sécurité et du développement dans la région des Grands Lacs.

Héritier YEMBA

publicite-candidat

Liens Pertinents