
Mardi, 22 avril 2025-L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) dénonce avec la plus grande fermeté les dérives politiques et médiatiques observées autour de l’ancien Président de la République, Joseph KABILA KABANGE.
Il est inacceptable, dans un État de droit, que des accusations aussi graves soient exposées sur la place publique en dehors de tout cadre judiciaire régulier, au mépris des droits garantis à tout citoyen y compris à un ancien Chef d’État d’État.
Cette position ne constitue en rien une défense de la personne de Monsieur Joseph KABILA, mais bien une exigence de respect des principes démocratiques, des droits fondamentaux et des procédures judiciaires prévues par la Constitution.
L’ODEP rappelle que toute poursuite judiciaire doit être conduite par des juridictions compétentes, dans le respect strict des règles de procédure, de la présomption d’innocence et de l’indépendance de la justice. La démocratie ne saurait tolérer que la justice serve de champ de règlement de comptes politiques ou de représailles institutionnelles.
Si la lutte contre l’impunité constitue un principe fondamental pour toute société démocratique, elle ne peut, en aucun cas, s’exercer au détriment des droits garantis à tout citoyen y compris à un ancien Chef d’État par la Constitution de la République Démocratique du Congo. Toute poursuite judiciaire doit reposer sur des faits établis, obéir à la procédure régulière, et être conduite par des juridictions compétentes et indépendantes.
Dans un contexte de fortes tensions politiques et de menaces sur la paix sociale, l’ODEP rappelle que le respect scrupuleux des principes de justice, de présomption d’innocence et de séparation des pouvoirs est une exigence vitale pour éviter l’effondrement des fondements républicains. L’émotion, les règlements de comptes, ou la justice de façade n’ont pas leur place dans une démocratie mature.




