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Kinshasa – FONAK : détournements, gabegie et recrutements à la pelle, le passage de Jack Mabaya s’impose comme la pire gestion de l’histoire du Fonds !

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Lundi, 5 janvier 2026-La démission de Jack Mabaya de son poste de Directeur général du Fonds d’assainissement de Kinshasa (FONAK) marque la fin d’un mandat largement décrié et considéré par de nombreux observateurs comme l’un des plus catastrophiques de l’histoire récente de cette institution stratégique dont le but est justement de mobiliser les ressources pour rendre Kinshasa salubre.

Loin d’être un acte de responsabilité, ce départ est perçu comme une fuite en avant face à une accumulation d’échecs, de dysfonctionnements et de soupçons graves de détournement de l’argent public et de népotisme, bref de mauvaise gouvernance.

Dès son arrivée à la tête du FONAK, Mabaya avait pourtant suscité des attentes. Sa mission était claire : doter la Régie d’assainissement de Kinshasa (RASKIN) et, plus largement, la ville, des moyens financiers nécessaires pour mener une politique efficace d’assainissement et garantir l’enlèvement régulier des immondices. Force est de constater que cet objectif n’a jamais été atteint. Au contraire, la situation s’est progressivement dégradée, révélant une incapacité manifeste à structurer une stratégie cohérente et durable.

Sur le plan financier, le constat est particulièrement sévère. Incapable de mobiliser des ressources nouvelles et innovantes pour soutenir les actions du FONAK, le Directeur général démissionnaire s’est contenté de gérer, et souvent de manière opaque, des moyens déjà insuffisants.

Plusieurs sources internes évoquent une dilapidation des ressources disponibles, voire des détournements présumés, notamment en ce qui concerne les fonds provenant des sociétés brassicoles, dont la Bracongo.

Ces recettes, censées renforcer les capacités opérationnelles de l’institution, n’auraient jamais produit l’impact attendu sur le terrain. La RASKIN n’a reçu que 12 millions FC (plus au moins 3000 $ au taux de l’époque) une fois et 6 millions (2000$) après insistance de son Directeur.

Plus préoccupant encore, au lieu de concentrer ses efforts sur la recherche de financements additionnels ou de partenariats structurants, M. Mabaya avait entrepris des démarches auprès de l’Exécutif provincial afin que les ressources déjà allouées transitent impérativement par sa direction.

L’objectif était d’en retenir une quotité, transformant ainsi le FONAK en simple guichet de captation de fonds non mobilisés par lui. Une posture largement critiquée, assimilée par certains à celle d’un rentier, éloignée de toute logique de performance à laquelle il est appelé.

Le volet des ressources humaines illustre également les dérives de cette gestion. En l’espace de quelques mois, le personnel du FONAK est passé de 22 à 53 agents, soit une augmentation de plus de 140 %. Des recrutements massifs, souvent jugés injustifiés et non transparents, qui ont lourdement pesé sur la masse salariale sans amélioration notable des performances de l’institution.

Sur le plan managérial, le bilan n’est guère plus reluisant. Plusieurs rapports internes, consultés par notre rédaction, font état d’une gestion marquée par l’opacité, l’absence de contrôle interne et des pratiques contraires aux règles élémentaires de gouvernance.

Aucune réunion régulière du comité de gestion n’aurait été tenue durant son mandat, privant ainsi l’institution d’un cadre essentiel de concertation et de redevabilité. Pour de nombreux agents, cette absence de réunions visait avant tout à éviter toute remise en question de décisions controversées.

À ces éléments s’ajoutent d’autres griefs tout aussi préoccupants. Des agents dénoncent l’amputation de leurs salaires sans explication officielle, créant un climat social délétère. D’autres pointent l’utilisation abusive des fonds secrets de recherche, détournés de leur vocation initiale au profit de dépenses dont la justification reste floue.

Au final, le passage de Mabaya à la tête du FONAK apparaît comme une succession d’occasions manquées et de choix contestables. Son départ, loin de surprendre, semble être l’aboutissement logique d’une gestion décriée tant en interne qu’auprès des partenaires institutionnels.

On dit souvent que les grands diseurs ne sont pas les grands faiseurs. Mabaya en est l’illustration parfaite. Grande gueule à l’assemblée provinciale, son passage au FONAK a révélé l’incompétence, la corruption, l’orgueil du donneur de leçons.

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