Vendredi, 10 juillet 2026-Le bras de fer entre l’Intersyndicale urbaine de l’administration publique de Kinshasa (INAK) et le gouvernement provincial prend une nouvelle tournure. Après plusieurs semaines de grève, les organisations syndicales annoncent un durcissement de leur mouvement et appellent les agents de l’administration publique à observer un arrêt total des activités jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.
Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 10 juillet 2026, l’INAK dénonce le silence des autorités provinciales face aux revendications des agents, notamment le paiement de quatre mois d’arriérés de salaires sur les treize mois réclamés. Les responsables syndicaux estiment que l’absence de réponse du gouvernement provincial ne leur laisse d’autre choix que de renforcer leur mouvement de contestation.
L’Intersyndicale demande ainsi à tous les agents et cadres de l’administration publique de fermer leurs bureaux et de suspendre toute activité administrative.
Les chauffeurs, réquisitionnaires ainsi que les autres personnels concernés sont également invités à ne répondre à aucune sollicitation officielle durant cette période de grève. Les syndicats insistent sur le fait qu’aucun document administratif ne doit être signé tant que leurs revendications ne seront pas prises en compte.
Dans le même élan, l’INAK appelle les ambassades, les chancelleries et les organisations internationales à ne pas reconnaître les documents délivrés par l’Hôtel de Ville de Kinshasa pendant la période de grève, estimant qu’ils ne reflètent pas le fonctionnement normal de l’administration.
Elle met également en garde contre toute tentative d’intimidation ou de sanction visant les agents grévistes, rappelant que le droit de grève est consacré par la Constitution de la République démocratique du Congo.
Pour accentuer la pression sur les autorités provinciales, l’Intersyndicale appelle enfin tous les agents de l’administration publique à participer massivement à un sit-in prévu le lundi 13 juillet 2026 à partir de 8h30 devant le cabinet du gouverneur de Kinshasa.
À travers cette mobilisation, les syndicats espèrent obtenir une réponse concrète à leurs revendications salariales et sociales, alors que le climat social continue de se détériorer au sein de l’administration publique de la capitale.
ITK


