
Dimanche, 7 décembre 2025-La ville de Kipushi est plongée depuis plusieurs semaines dans une série de coupures d’électricité récurrentes qui perturbent profondément la vie quotidienne des ménages et l’activité des commerces locaux. Un climat de frustration généralisée s’installe, alimenté par le manque d’informations claires sur l’origine du problème.
Face à cette situation, la société civile locale adopte un ton mesuré. Par la voix de son secrétaire exécutif, Godefroid Muyuki, elle privilégie une démarche basée sur le dialogue.
Avant toute prise de position officielle, une rencontre est envisagée avec les responsables de la SNEL/Kipushi afin d’obtenir des explications précises.
« Nous souhaitons engager un dialogue constructif avec les autorités pour comprendre la situation et identifier des solutions durables », déclare M. Muyuki.
Pourtant, sur le terrain comme dans les groupes WhatsApp de la ville, la colère monte. Plusieurs habitants, sous couvert d’anonymat, affirment avoir atteint leurs limites et réclament déjà la démission du Directeur Général de la SNEL locale.
« Le service est devenu insoutenable. Nous voulons un retour rapide à un approvisionnement stable, sinon des changements devront être envisagés », confie un résident excédé.
Parallèlement, l’Association des Amis de Jean-Pierre Lihau (AJPL) appelle à une prise de décision responsable mais rapide. Elle insiste sur la nécessité d’une réponse urgente adaptée aux besoins réels des usagers, tout en rappelant que toute action majeure doit respecter les normes et cadres institutionnels en vigueur.
En somme, Kipushi traverse une période électrique… dans tous les sens du terme. Entre l’approche prudente de la société civile et la pression croissante de la population, l’avenir de la gestion énergétique locale se jouera dans les jours ou semaines à venir. Les habitants espèrent un retour rapide à la stabilité — ou des changements capables de l’assurer.
Samuel MULENDA



