Okapinews.net
SantéSociété

Kongo Central – Matadi : Les moustiques refont surface, la population redoute une recrudescence du paludisme !

publicite-candidat

Lundi, 29 septembre 2025-Dans quelques jours, la saison sèche prendra fin pour céder la place aux pluies. Une période attendue, mais aussi redoutée, car elle entraîne son lot de défis sanitaires et environnementaux. À Matadi, capitale du Kongo Central, les moustiques, généralement moins visibles pendant la saison sèche, se multiplient déjà dans les trois communes de la ville : Nzanza, Matadi et Mvuzi.

Selon plusieurs observateurs, cette situation est largement favorisée par l’insalubrité grandissante. Des montagnes d’immondices envahissent les chaussées, les avenues, les ravins et même les rivières. Des sachets, bouteilles en plastique et autres déchets, déversés sans scrupules par des individus peu soucieux du bien-être collectif, bouchent les canalisations et empêchent l’écoulement normal des eaux. Ces dépotoirs sauvages se transforment en véritables gîtes pour moustiques, au grand dam de la population.

Le constat est amer : malgré l’existence de lois et arrêtés datant de plusieurs décennies, la politique d’assainissement reste lettre morte. Le service d’hygiène, autrefois actif, n’existe plus que de nom. Conséquence directe : de nombreux habitants passent des nuits blanches, non pas bercées par le calme, mais par la « musique monotone » des moustiques. Le paludisme, principal fléau lié à cette prolifération, continue de décimer des familles, particulièrement celles vivant le long des ravins et des artères où stagnent les eaux usées.

Face à cette défaillance, l’hôtel de ville de Matadi tente d’apporter quelques réponses. Le maire Dominique Nkodia Mbete a initié des actions sporadiques d’assainissement pour sauver la population de certaines maladies, dont les fameuses « maladies des mains sales ». Mais ces efforts restent insuffisants sans une relance effective du service d’hygiène, jadis garant d’une ville propre et salubre.

La population, excédée par cette inaction, s’interroge : à quoi sert encore ce service censé protéger la capitale maritime de la RDC, vitrine du pays auprès du monde extérieur ?

À la veille des pluies, les « concerts » de moustiques battent leur plein dans les chambres des Matadiens. Un rappel que, plus que jamais, l’adage « mieux vaut prévenir que guérir » doit guider les autorités. Le retour à une véritable politique d’assainissement, comme à l’époque coloniale, apparaît comme une urgence pour préserver la santé publique et redonner à Matadi son image de ville-port propre et accueillante.

Dieudonné MUAKA DIMBI

publicite-candidat

Liens Pertinents