
Mardi, 8 avril 2025-Boma, première capitale de l’Etat Indépendant du Congo situé à 120 kms à l’Ouest de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central, dispose depuis des lustres d’une prison d’Etat qui, depuis quelques mois, peine à fonctionner dans les normes.
A l’origine : l’absence des subventions dont la toute dernière en date remonte au mois d’octobre 2024, renseigne, sans réserve, Christian Lukelua, le Directeur de ce centre pénitentiaire.
Cette situation catastrophique qui perdure, demeure à ce jour sans suite et ce, en dépit de nombreux rappels des autorités politico-administratives de cette ville historique et touristique.
Raison pour laquelle la société civile salut du Kongo Central (Socisak), après avoir visité tout dernièrement les installations de cette prison datant de l’époque coloniale et, éventuellement, vécu de visu les conditions précaires dans lesquelles vivent les 388 prisonniers de la ville de Boma pour la plupart en manque des familles, a jugé bon de les dénoncer en vue d’alerter les décideurs.
Aujourd’hui, pour trouver quelque chose à croquer au dein de cette prison, relève du parcours d’un combattant et cela est d’autant plus vrai.
En sus de l’absence de la nourriture due à l’épuisement total, depuis près d’un mois déjà, des divers produits alimentaires qui se trouvaient dans ses magasins, s’ajoute l’épineux problème de manque d’eau.
Ne dit-on pas que l’eau c’est la vie ?
Ce slogan maintes fois clamé haut et fort par les responsables de la Regideso, n’est plus de mise dans cette prison où on enregistre de plus en plus des cas de déshydratation de la part de ses internés ayant commis des infractions qui sont contraires aux lois du pays.
Selon les quelques bribes d’informations en notre possession, cela fait déjà plus d’une semaine, l’eau de la Regideso ne coule plus des robinets installés dans cette prison.
Ce manque criant d’eau et de nourriture constituant une grave violation des droits de l’homme, qui sévit dans ce centre pénitentiaire, fait cependant contracter diverses maladies à ses détenus qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Parmi ces maladies figure à l’avant plan la tuberculose, généralement à la base d’ailleurs du décès, la semaine dernière, d’un détenu.
La société civile salut qui est demeurée insensible face à la précarité des conditions de vie des détenus de cette prison lance à cet effet, à travers son Coordonnateur Alain Mobuka, un vibrant appel aussi bien aux autorités politico-administratives nationales et provinciales qu’aux hommes de bonne volonté pour venir en aide aux locataires de ce centre pénitentiaire qui, en somme, continuent à broyer du noir. En l’occurrence Constant Mutamba, ministre d’Etat, ministre en charge de la justice et garde des sceaux. Et, le plus tôt serait le mieux.
Notamment en accordant au plus vite les subsides en faveur de cette prison afin de permettre à ses dirigeants d’innonder urgemment ses magasins avec des produits alimentaires de consommation courante et autres vivres indispensables à la santé de l’homme ; mais aussi et surtout en songeant à y installer des réservoirs d’eau de gros tonnages susceptibles de secourir ses locataires en cas d’une panne au niveau de la Regideso.
C’est aussi le souhait de tout le monde désireux voir les conditions vitales des détenus de cette prison être améliorées.
En dernière minute, nous apprenons de Christian Lukelua, le Directeur de cette prison, la reprise de fourniture d’eau à ce centre pénitentiaire par la société ayant seule le monopole de la gestion de cette importante denrée indispensable à l’homme à travers toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.
Ce qui fait la joie de nombreuses familles ayant les leurs dans cette prison.
Dieudonné MUAKA DIMBI



