
Lundi, 24 octobre 2022-C’est à travers une marche de colère organisée le samedi 22 octobre 2022 à Bandundu-ville, capitale de la province du Kwilu, que les déplacés du conflit communautaire de Kwamouth, dans le Maï-Ndombe, ont manifesté leur ras-le-bol par rapport au comportement à la fois ridicule et indigne affiché par la délégation gouvernementale dépêchée pour procéder au partage des divers dons constitués notamment de l’argent liquide, des vivres…etc. en faveur de ces derniers.
Cette situation qui a interpellé les bonnes consciences, pour de nombreux curieux, est une honte pour ces délégués pourtant nourris à la mamelle du gouvernement central mais qui, contre toute attente, voulaient encore s’enrichir davantage sur le dos de ces déplacés qui peinent présentement à survivre.
Dépourvus de tout, ces derniers sollicitent à cet effet du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, l’envoi au plus vite d’une mission mixte d’enquête composée des élus du grand Bandundu et de quelques membres du gouvernement de république afin que toute la lumière soit faite autour de cette question qui fait déjà couler beaucoup d’encre et de salive et, éventuellement, sanctionner les coupables conformément aux lois du pays au cas où elle s’averait fondée.
Car, d’après une certaine indiscrétion, certains biens destinés à ces déplacés seraient visibles dans des résidences des membres faisant partie de cette délégation gouvernementale.
D’autres encore, renseigne notre source concordante, auraient pris des directions généralement bien identifiées.
Pis est, une source sécuritaire de la cité de Nioki, territoire de Kutu, province de Maï-Ndombe, affirme quant à elle avoir décelé une partie de ces biens auprès des personnes connues de tout le monde dont un haut cadre du cadastre désigné par la patronne de l’Exécutif provincial pour réception et expédition urgente à leurs bénéficiaires pourtant non concernés.
Parmi lesquels le commandant de garde de SODEFOR, un certain travailleur de Sanru non autrement identifié, un armateur ayant transporté ces biens dans sa baleinière, l’épouse du chef de cadastre et enfin un haut cadre de cette province.
Il sied toutefois de signaler que grâce à la vigilance de la police, quelques biens tels que des sacs d’haricots et des bidons d’huile végétale ont été interceptés.
Pour le Chef de service du cadastre/Nioki approché par notre rédaction, ces biens, confirme-t-il sans mâcher les mots, leur ont été offerts en guise de compensation avec les frais de mission qu’ils n’ont pas touché pour ce travail et ce, sur ordre de l’autorité provinciale du Maï-Ndombe.
À noter toutefois que pour avoir manifesté, ces déplacés ont été déguerpis de force de leurs locaux de refuge et ne savent plus à quel saint se vouer. Aux décideurs de se pencher sur ce problème sentant le roussi.
Blaise MABALA



