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Masculinité positive : une représentativité remarquable des femmes dans les instances décisionnelles !

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Jeudi, 4 avril 2024-La « Masculinité positive en RDC : avancées enregistrées et perspectives dans les secteurs de l’éducation, la santé et l’autonomisation de la femme congolaise » a fait l’objet d’un briefing de presse, mercredi à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC).

« Je salues la nomination de la première Première ministre de l’histoire de la RDC, Judith Suminwa Tuluka, félicitant le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, champion de la masculinité positive et applaudissant le combat interminable de la femme qui a brisé le plafond de verre », a déclaré Eve Bazaiba, ministre d’Etat à l’Environnement et développement durable.

« C’est la consécration d’un combat qui a commencé depuis belle lurette. En 1960 dans notre pays, les femmes n’ont pas eu droit au vote (…), maintenant dans sa mise en œuvre, il y a eu tout ce qu’il y avait comme politique de l’émancipation de la femme, de promotion des droits des femmes, c’est maintenant que nous sommes en train de récolter les fruits. Nous nous en félicitons. Nous pensons qu’il demeure encore des pesanteurs dans les partis politiques », a dit Eve Bazaiba.

Des avancées remarquables

Elle a, par ailleurs, reconnu des avancées en terme de représentativité des femmes dans les instances de prise de décisions : « nous reconnaissons qu’il y a beaucoup d’avancées. On ne peut pas parler en terme suffisance parce que la Constitution que nous avons, n’a pas été appliquée en termes de parité. Mais nous devons reconnaître qu’il y a beaucoup d’avancées. Au niveau de la présence des femmes dans les instances de prise de décisions, il y a des avancées (…) Il est important qu’au niveau des institutions de la chose publique nous puissions avoir la parité homme-femme pour que le tableau affiche complet », a ajouté la ministre d’Etat Bazaiba.

Intervenant à son tour, le ministre de la Santé publique, hygiène et prévention, le Dr. Roger Kamba a également salué la nomination de Mme Judith Suminwa comme Première ministre, louant les mérites d’une femme qui a participé à la Couverture santé universelle.

« J’ai considéré cette nomination sur le prisme politique en disant quelle confiance le Chef de l’État a en lui-même pour qu’en cette période trouble, il décide quand même de mettre une femme à la tête du gouvernement. Cela montre d’abord que l’analyse n’est pas liée au genre, mais à la personnalité et à la compétence », a-t-il dit. Le ministre de la Santé publique a rassuré que tous les moyens sont mis en œuvre par le gouvernement pour la prise en charge des femmes au-delà de la Couverture santé universelle dans son volet gratuité de la maternité.

Améliorer la qualité des soins et des infrastructures sanitaires

« Il faut reconnaître que les efforts qui sont faits au niveau de l’amélioration de la parité, ces efforts doivent se concrétiser au niveau de l’amélioration de la condition de la femme tous les jours (…) Il y a des efforts à faire au niveau de notre façon de réglementer, d’agir ensemble au niveau de nos habitudes pour que la femme soit protégée. Il faut que chaque secteur prenne à bras le corps cette masculinité positive et la transforme en action pour améliorer la condition de la femme. Je pense que dans ce pays, personne n’oublie que nos mamans étaient en prison parce qu’elles ont accouché. C’est parmi les choses qui ne pouvaient pas continuer à accepter. Nous avons à peu près 70% de femmes qui meurent tous les jours en donnant la vie. On ne peut pas parler des efforts qu’on fait sans aller au niveau sectoriel et agir. Pour ce premier volet, le Chef de l’État a décidé qu’on devait lever la barrière financière qui faisait que nos mamans restaient prisonnières dans les différents hôpitaux. C’est cela qu’on a fait en rendant les soins de maternité gratuits. Cela nous donne une autre possibilité, c’est d’avoir les jeunes mamans sous contrôle pour leur donner l’éducation nécessaire », a-t-il précisé.

A une question sur l’homélie du Cardinal Fridolin Ambongo en rapport avec la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, le ministre de la Communication et médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya a déclaré : « Les propos tenus par le Cardinal le jour de Pâques sont extrêmement graves. Surtout qu’ils viennent d’un chef religieux de son acabit. Quelles que soient les raisons, on ne peut soutenir des Congolais qui prennent des armes pour tuer leurs frères, sœurs, pères, mères et enfants. Ses mots peuvent être compris comme un encouragement, un soutien moral à ceux qui prennent cette voie alors que nous voulons sortir de ce cycle de violences… ».

ACP

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