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Muanda : l’abattage anarchique et incontrôlé des parcs à mangroves fait disparaitre certaines espèces aquatiques des eaux de l’Océan Atlantique !

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Samedi, 22 mars 2025- À Muanda, chef-lieu du territoire portant le même nom, situé à 210 kms à l’Ouest de Matadi, capitale de la province du Kongo Central, les parcs à mangroves longeant le littoral ne sont plus protégés comme par le passé. Du coup, des experts congolais en écosystèmes crient cependant au scandale.

Les mangroves sont un écosystème qui, en somme, revêt une importance particulière dans la vie des espèces aquatiques. Par conséquent, elles méritent protection à tout bout de champ.

Ce qui, malheureusement, n’est plus le cas au Kongo Central, province située au Sud-Ouest de la République Démocratique du Congo où, depuis plusieurs années, elles sont soumises à un abattage anarchique et incontrôlé de la part de certains inconscients habitant ce territoire.

Et cela, sans la moindre réaction de ceux-là mêmes qui sont censés d’y veiller au grain.

D’après un élu du peuple de la circonscription électorale de Muanda, qui s’est en effet exprimé sous le couvert de l’anonymat, cette attitude des gens censés assurer la protection du parc à mangroves, martèle-t-il « se justifie par le fait que ces derniers se livrent eux-mêmes au commerce de ces plantes servant également, selon une certaine discrétion, « des produits aphrodisiaques très performants », affirme-t-il.

Pour de nombreux scientifiques ayant déjà visite le territoire de Muanda, « l’absence de ces plantes le long du littoral, confirment-ils sans réserve, ne peut en aucun cas faciliter l’émergence des poissons ; mais aussi des crustacés qui sont des espèces marines couvertes d’une enveloppe dure et souvent articulée », expliquent-ils.

Thèse du reste soutenue par Didace Pembe Bokiaga, un ancien ministre de l’environnement dans le gouvernement Gizenga 1 et Président de l’Alliance des écologistes congolais.

Pour cet ancien homme politique qui, pendant qu’il fut ministre, avait effectué une mission de travail dans cette contrée du Kongo Central, les mangroves, a-t-il jadis déclaré, « ce sont des plantes qui fertilisent, stabilisent et filtrent à la fois le sol et les eaux ».

C’était au cours d’une interview qu’il avait accordée, pour la circonstance, à la presse tant nationale que provinciale.

Et de poursuivre pour éclairer la lanterne de l’opinion publique : « ces vastes concessions des mangroves, à l’instar des immenses forêts tropicales et équatoriales se trouvant en République Démocratique du Congo, a-t-il renchérit, peuvent aussi, à elles seules, absorber jusqu’à 4 à 5 fois plus de gaz carbonique indispensable à la vie de toute créature divine. Suite au précédant, sa protection s’avère indispensable », a-t-il enfin prévenu.

A noter que la côte atlantique, attend-t-on dire, compte quatre types de mangroves qui sont des plantes très rares à travers le monde. Parmi lesquels deux sont supposés être en grand nombre.

Il s’agit notamment d’ « Irizofera Arase-Moza » et d’ « Avisenia », de leurs noms scientifiques.
Pour Josué Tchikayi, pêcheur et activiste environnemental de Nsiamfumu, une agglomération située à quelques 15 kms de la cité côtière de Muanda, la première espèce ci-haut citée, fait-il savoir, « vit très souvent dans l’humidité pendant plus ou moins 24 heures et dispose des feuilles de couleur vert-foncé ».

La seconde, par contre, ajoute-t-il « vit, quant à elle, là où il y a de la terre folle. Elle dispose des feuilles de couleur vert-citron et a des racines au goût salé qui affectent les eaux de l’Océan Atlantique », précise-t-il encore.

Cependant, compte tenu de leur utilité dans la multiplication, aussi bien des espèces aquatiques consommables que des espèces humaines, le renforcement de la protection des forêts de mangroves revêt « une impérieuse nécessité », pensent les uns et les autres. C’est aussi le vœu maintes fois exprimé par les experts congolais en écosystèmes.

Tout compte fait, les autorités tant politico-administratives, policières que militaires du Kongo Central, et plus précisément celles ayant la gestion du territoire de Muanda, qui sont interpellées, doivent dès lors prendre toutes les dispositions qui s’imposent en vue de mieux sécuriser les Parcs à mangroves dont l’importance n’est plus à démontrer et, éventuellement, barrer la route à tous ces inconscients qui les exterminer à petit feu dans pour autant le savoir.

Dieudonné MUAKA DIMBI 

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