
Samedi, 16 avril 2022-Pas comme d’autres fêtes, les marchés publics de Béni ville et territoire n’ont pas connu un engouement total pour les préparatifs de la fête de Pâques. Des marchands se sont exprimés sur les causes fatales de la crise économique dans la zone de Beni.
Sans passer par le dos de la cuillère, plusieurs de ces vendeurs ont accusé l’insécurité grandissante caractérisée par les massacres des civils. Pour eux, le déguerpissement des cultivateurs dans leurs champs respectifs a limité la circulation de la monnaie dans la région de Beni.
“C’est compliqué !… Depuis que les gens ne partent plus au champs ce dernier temps la vente devient de plus en plus difficile. Je me souviens de beaux vieux temps à cette période on écoulait toutes nos marchandises sans aucun soucis mais aujourd’hui il est difficile pour moi de vendre même un seul pantalon” a indiqué un jeune styliste.
De l’autre côté, les clients se plaignent de la hausse des produits sur le marché et dénoncent la mauvaise volonté des marchands qui profitent de la situation lors de pénurie de certains articles.
“Le massacre est partout…Aujourd’hui tous les produits ont doublé de prix alors que nous ne travaillons pas…la grande source financière pour nous reste les champs mais hélas !! Aussi les commerçants profitent de la rareté d’un produit pour galoper le prix” a lancé un client dans la foulée au marché central d’oicha.
Signalons que depuis le début des massacres dans la région de Beni, tous les secteurs de la vie semblent se compliquer d’avantage.
Samuel KATEMBO BIN MWERIVWA



