
Vendredi, 28 novembre 2025-La République démocratique du Congo a célébré, ce jeudi, la Journée mondiale de l’enfance autour d’un thème national évocateur : « Promouvoir l’inclusion des enfants dans la gestion des affaires publiques ». À cette occasion, la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, accompagnée de plusieurs membres de son Gouvernement, s’est livrée à un exercice de redevabilité inédit face à des enfants reporters venus d’une dizaine de provinces.
Une initiative portée par le ministère du Genre, Famille et Enfant, en partenariat avec l’UNICEF, alors que la RDC marque les 35 ans de la ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant.
Représentant la Ministre du Genre, Famille et Enfants, le Ministre de l’Emploi et Travail a salué une thématique qui cadre avec la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, plaçant la protection de l’enfant et le bien-être familial au cœur des priorités nationales.
Il a également rendu hommage à la Première ministre, qualifiée de « femme orchestre », pour son rôle déterminant dans la mise en œuvre de ces ambitions.
« Cette vision est portée avec méthode et détermination par Mme Judith Suminwa Tuluka, dont les actions consolident les politiques publiques en faveur de l’enfant, de l’éducation et de la lutte contre les violences et l’exploitation », a-t-il déclaré.
Présent à la cérémonie, Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU et Coordonnateur humanitaire en RDC, a réaffirmé l’engagement des Nations Unies à soutenir les efforts du Gouvernement congolais en matière de protection et de participation des enfants.
Face à la Première ministre, les enfants reporters ont présenté un plaidoyer ambitieux : création d’un Parlement d’enfants, mise en place d’espaces de participation dans les quartiers et les écoles, intégration des enfants dans les instances locales de décision, amélioration de leurs conditions de vie, et promotion de l’éducation citoyenne.
« Nous ne voulons plus être de simples spectateurs… la participation des enfants n’est pas un luxe, c’est un droit », ont-ils affirmé.
En réponse, Judith Suminwa a souligné que le retour de la paix reste une condition essentielle pour garantir un avenir sûr, notamment pour les enfants de l’Est. Elle a rappelé que les accords de Doha et de Washington traduisent la détermination du Gouvernement à rétablir la sécurité.
Concernant le Parlement des jeunes, la Cheffe du Gouvernement a expliqué que son budget de fonctionnement doit être intégré au budget de l’État. En attendant, un mécanisme transitoire sera développé au sein du ministère des Relations avec le Parlement afin de permettre aux jeunes de se familiariser progressivement avec le travail législatif.
Un message de paix porté par des artistes congolais
Pour soutenir la cause des enfants, quatre ambassadeurs de l’UNICEF, Lokua Kanza, Fally Ipupa, Didi Stone et Céline Banza ont dévoilé en exclusivité une chanson intitulée « Nous voulons la paix », un hymne appelant à la fin des violences dans l’Est.
Dans son mot de clôture, la Première ministre s’est dite impressionnée par la pertinence des questions posées par les enfants, preuve selon elle de leur lucidité face aux enjeux du pays et de leur volonté de contribuer à un Congo plus juste et plus solidaire.
Pour Judith Suminwa, inclure les enfants dans la gestion des affaires publiques, c’est préparer une génération consciente, résiliente et capable d’affronter les défis d’un monde en constante mutation.
« Inclure les enfants et les jeunes, c’est regarder le passé, éclairer le présent et aborder l’avenir avec plus de sérénité », a-t-elle conclu.
La Journée mondiale de l’enfance, célébrée chaque 20 novembre, rappelle l’importance de mesurer les progrès accomplis depuis l’adoption, en 1989, de la Convention internationale des droits de l’enfant, qui consacre le droit de chaque enfant à la santé, à l’éducation, à l’identité et à la protection.
ITK



