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RDC : Patrick Muyaya plaide pour le professionnalisme et le renforcement de la sécurité des journalistes !

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Mercredi, 11 mars 2026-Le ministre de la Communication et Médias, également porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a pris part mardi 10 mars 2026 dans la soirée à Kinshasa à un panel de discussion consacré à la protection des journalistes, organisé par l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne.

Placée sous le thème « La protection des journalistes, objectif commun, tâches réparties ? Risques actuels et besoins des journalistes et rôle des autorités », cette rencontre a réuni plusieurs acteurs du secteur des médias autour d’un débat sur les défis liés à la sécurité des professionnels de l’information, particulièrement dans les contextes de crise.

Animé par la journaliste Ange Kasongo, responsable du média de fact-checking Balobaki Check, le panel a également connu la participation de Tshivis Tshivuadi, coordonnateur de l’ONG Journalistes en danger, et de Wendy Bashi, coordinatrice du bureau de Deutsche Welle à Kinshasa.

Durant près d’une heure d’échanges, les intervenants ont abordé les enjeux liés à la protection des journalistes, aussi bien en période de paix que dans des zones marquées par l’insécurité.

Prenant la parole, Patrick Muyaya a salué l’initiative de l’ambassade d’Allemagne, rappelant que ce type d’échanges s’inscrit dans la continuité des discussions engagées avec les partenaires internationaux autour de la promotion d’un environnement médiatique sûr.

« C’est une très bonne initiative que l’ambassade d’Allemagne organise ce type d’échanges autour des médias. La question de la sécurité des journalistes est cruciale, surtout dans les pays en crise comme le nôtre », a-t-il déclaré.

Le ministre a particulièrement insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des journalistes, notamment ceux qui exercent dans les zones sensibles, en particulier dans la partie orientale de la République démocratique du Congo.

Selon lui, il est essentiel que les professionnels des médias soient mieux formés aux pratiques de sécurité et aux dispositions logistiques nécessaires pour se protéger dans l’exercice de leur métier.
Patrick Muyaya a également souligné que le professionnalisme constitue l’une des premières garanties de sécurité pour les journalistes.

« La première soupape de sécurité pour les journalistes, c’est le professionnalisme. Lorsque vous prenez le temps de recouper les faits et de produire une information solide, vous contribuez aussi à protéger votre travail et votre crédibilité », a-t-il soutenu.

Profitant du contexte du mois de mars, consacré à la célébration des droits des femmes, le porte-parole du gouvernement a salué la présence et le leadership des femmes dans le secteur des médias, tout en rappelant l’engagement des autorités en faveur de la promotion de la masculinité positive.

« Le mois de mars est aussi l’occasion de saluer le leadership des femmes présentes ici et de rappeler notre engagement pour la masculinité positive, afin que chacun contribue à l’avancement de la société », a-t-il ajouté.

De son côté, le coordonnateur de Journalistes en danger, Tshivis Tshivuadi, a insisté sur l’importance de la solidarité entre professionnels des médias face aux menaces auxquelles ils sont parfois confrontés.

Selon lui, le silence ou l’indifférence face aux atteintes contre un journaliste peut favoriser un climat d’impunité.

« Lorsqu’un journaliste est menacé ou arrêté et que les autres restent silencieux, cela entretient un climat d’impunité », a-t-il averti.
Il a également rappelé que les rapports annuels de son organisation mettent régulièrement en lumière les violations commises contre les journalistes, dénonçant notamment la persistance d’une culture d’impunité.

« Quand on peut menacer, arrêter ou frapper un journaliste sans conséquence, cela encourage les attaques contre la presse », a-t-il déploré.

L’ONG plaide par ailleurs pour que la question de la sécurité des journalistes soit intégrée dans les discussions liées aux conflits armés, notamment dans l’Est du pays.

« On ne peut pas construire une paix durable sans des médias libres et sécurisés », a-t-il affirmé.

Intervenant à son tour, Wendy Bashi, coordinatrice du bureau de Deutsche Welle à Kinshasa, a expliqué que la protection des journalistes repose principalement sur deux dimensions : la sécurité physique et la protection éditoriale.

« Le meilleur reportage est celui qui revient avec le journaliste vivant », a-t-elle rappelé, citant un principe souvent enseigné dans les formations journalistiques.

Elle a également insisté sur la responsabilité éditoriale des journalistes dans un contexte sécuritaire sensible, soulignant que chaque information publiée peut avoir des conséquences importantes sur le terrain.

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre d’une formation organisée par la Deutsche Welle Akademie à Kinshasa du 10 au 14 mars 2026, à l’intention de journalistes congolais sélectionnés notamment pour leur expérience dans les zones à risque ou leur exposition à des situations sécuritaires liées à l’exercice de leur profession.

 

ITK

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