
Tshikapa, 27 juin 2025 — En plein cœur de la ville de Tshikapa, dans la province du Kasaï, l’exploitation illégale des diamants dans le ravin de Kele prend de l’ampleur, suscitant une vive inquiétude parmi les autorités locales.
Le chef du quartier Basanga, José Mupompa, monte au créneau pour dénoncer l’inaction des autorités provinciales face à cette recrudescence. Selon lui, des jeunes des quartiers Basanga et Lubuwa 1 exploitent clandestinement les ressources diamantifères dans ce site situé en pleine zone urbaine, au mépris des lois en vigueur et sans se soucier des risques environnementaux et humains encourus.
« J’ai transmis à plusieurs reprises des rapports détaillés au bourgmestre de la commune de Mbumba, mais aucune mesure concrète n’a été prise pour stopper cette activité illégale », déplore José Mupompa, visiblement dépassé par la situation.
Le ravin de Kele, devenu une véritable zone d’exploitation artisanale improvisée, représente non seulement un danger pour les jeunes qui y creusent sans aucune protection, mais aussi une menace pour l’équilibre écologique et la stabilité des infrastructures urbaines environnantes.
Interpellé sur ce dossier, le chef de division provinciale des mines au Kasaï rejette toute responsabilité directe. « Tous les rapports techniques ont été transmis à la hiérarchie. Notre rôle est de faire l’état des lieux. L’application des sanctions relève des autorités provinciales qui gèrent la ville », a-t-il affirmé.
Dans ce contexte d’inaction, le chef de quartier lance un appel pressant à l’endroit des services compétents pour identifier, interpeller et sanctionner les auteurs de cette exploitation sauvage.
Il convient de rappeler que l’exploitation illicite des ressources naturelles reste un défi majeur à Tshikapa, chef-lieu du Kasaï, où de nombreuses zones minières sont encore exploitées dans l’illégalité, souvent sous l’œil impuissant — voire complice — des autorités locales.
Christian Loty NDIBU



