Okapinews.net
AlerteEducationUne

Dérives administratives à l’Éducation nationale : enquête sur le duo Kimbonza–Zono !

publicite-candidat

Samedi, 25 octobre 2025-L’Inspection générale à l’Éducation nationale et à la Nouvelle citoyenneté, dirigée par Hubert Kimbonza, est au cœur d’une vive polémique. L’inspecteur général est accusé de concentrer entre ses mains l’essentiel du pouvoir administratif de ce ministère, au détriment d’autres instances, notamment le secrétariat général.

La controverse est née de la récente notification des nouveaux inspecteurs principaux provinciaux (IPP) et des inspecteurs provinciaux adjoints chargés de la formation (IPPAF), effectuée par l’Inspection générale avec l’appui du directeur de cabinet de la ministre d’État, Zono Inga Leya Simon.

Des sources internes dénoncent ce qu’elles qualifient de « dérive institutionnelle », soulignant que l’inspecteur général aurait outrepassé ses attributions en procédant à la notification d’actes qui relèvent normalement du secrétaire général.

Selon des informations recueillies auprès d’une source proche du dossier, Hubert Kimbonza bénéficierait du soutien actif du directeur de cabinet de la ministre d’État, qui l’aiderait à contourner les circuits administratifs établis. Le duo aurait pris l’habitude d’initier des arrêtés, de les faire signer par la ministre, puis d’en assurer eux-mêmes la notification — une pratique contraire aux usages en vigueur dans la fonction publique.

Pour rappel, dans l’administration congolaise, le secrétaire général demeure l’autorité administrative suprême de chaque ministère. L’Inspection générale, quant à elle, a pour rôle le contrôle technique et la supervision, sans pouvoir de nomination ni de notification d’actes officiels.

Des irrégularités dans les récents arrêtés ministériels

Plusieurs observateurs estiment que la ministre d’État, Raïssa Malu, aurait été induite en erreur par son entourage immédiat, notamment par son directeur de cabinet et l’inspecteur général.

Des anomalies flagrantes auraient ainsi été relevées dans les arrêtés du 18 octobre 2025, parmi lesquels : l’arrêté n° MINEDU-NC/CABMINETAT/123/2025 portant désignation et affectation des IPP ; l’arrêté n° MINEDU-NC/CABMINETAT/124/2025 portant désignation et affectation des IPPAF ; l’arrêté n° MINEDU-NC/CABMINETAT/122/2025 portant désignation et affectation des IGA.

Dans certains cas, une même personne aurait été nommée à la fois aux fonctions d’IPP et d’IPPAF — une irrégularité manifeste.

Pire encore, une prétendue province éducationnelle aurait été créée de toutes pièces à Masimanimba, avec la nomination d’une dizaine de responsables, dont un IPP et un IPPAF, alors qu’aucun texte ne reconnaît officiellement cette entité.

Ces fautes administratives graves jettent une ombre sur la gouvernance interne du ministère et soulèvent des questions sur le véritable rôle joué par l’Inspection générale, dont le titulaire, Hubert Kimbonza, apparaît aujourd’hui comme le véritable centre du pouvoir, épaulé de fait par le directeur de cabinet Zono Inga Leya Simon.

publicite-candidat

Liens Pertinents