Okapinews.net
DéveloppementEducationUne

Des ex-kuluna au service de l’éducation : immersion dans l’atelier de menuiserie du Service national à Kinshasa !

publicite-candidat

Samedi, 17 mai 2025-À une trentaine de kilomètres du centre-ville, dans l’enceinte du Service national (SN), le vrombissement des machines à bois se mêle au cliquetis des marteaux et des postes à souder. Ici, dans cet atelier de menuiserie niché dans la verdure de la N’sele, se joue une transformation silencieuse mais profonde : celle d’anciens délinquants urbains, les fameux « kuluna », devenus bâtisseurs de la nation.

Accueillis dans le cadre du programme de réinsertion socio-professionnelle initié par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ces jeunes ont troqué machettes et chaînes pour des outils de menuiserie, de soudure et d’ajustage. Aujourd’hui, ils participent activement à la fabrication de bancs-pupitres destinés aux établissements publics du pays. Ils sont encadrés par le Général Jean-Pierre Kasongo Kabwik qui applique à la lettre les orientations du Chef de l’État.

« Nous produisons entre 1.500 et 1.700 bancs-pupitres par mois », explique l’un des responsables techniques du site.

« Chaque banc est assemblé ici, dans notre atelier. Le bois est débité, raboté, verni, puis complété par des structures métalliques soudées sur place. »

Un objectif ambitieux fixé par le Chef de l’État

L’objectif à court terme est de porter cette capacité à 3.000 unités mensuelles, une cadence qui permettrait de répondre efficacement au déficit criant en mobilier scolaire dans plusieurs provinces du pays.

Cette mission a été expressément confiée au Service national par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, soucieux d’améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et étudiants congolais.

« Ce que vous voyez ici n’est pas seulement un atelier de fabrication, c’est un laboratoire de résilience et d’espérance », affirme un cadre du Service national.

« Le Chef de l’État veut que chaque élève de la RDC ait un banc sur lequel s’asseoir, un cadre digne pour apprendre. Et ce sont ces jeunes autrefois marginalisés qui relèvent aujourd’hui ce défi. »

Un double impact : social et éducatif

Ce programme revêt une double portée : il contribue d’une part à la réhabilitation et à la formation professionnelle de centaines de jeunes en situation d’extrême vulnérabilité, et d’autre part, il apporte une réponse concrète aux besoins du système éducatif congolais.

Parmi les bénéficiaires, certains n’avaient jamais tenu un marteau avant leur enrôlement dans le Service national.

Aujourd’hui, ils manient des outils complexes, lisent des plans techniques et maîtrisent les gestes de production. Plusieurs expriment leur fierté de « faire quelque chose d’utile pour les enfants du pays ».

Un modèle de transformation à essaimer

Alors que le Service national poursuit ses activités dans d’autres provinces, ce modèle de reconversion et de production sociale pourrait être étendu.

L’expérience de la N’sele montre qu’avec de la volonté politique, de l’encadrement et une vision claire, des jeunes désœuvrés peuvent devenir des artisans de changement.

« Ce sont des mains qui hier détruisaient, et qui aujourd’hui construisent. C’est là toute la symbolique de ce projet », conclut un encadreur.

À travers cet atelier, le Service national ne se contente pas de fabriquer du mobilier. Il forge une nouvelle génération de citoyens, réconciliés avec la nation et acteurs de son développement.

ITK

publicite-candidat

Liens Pertinents